1 juillet 2026

Voix Panafricaine

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Révision constitutionnelle au Sénégal : le PDS en campagne pour le « non » contre Sonko

Le PDS rejette les réformes constitutionnelles et dénonce les intentions d’Ousmane Sonko

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a officiellement pris position sur le projet de révision constitutionnelle en cours au Sénégal. Bien qu’il reconnaisse la démarche démocratique du président Bassirou Diomaye Faye consistant à soumettre les propositions à un référendum, le parti dirigé par Karim Wade exprime de vives réserves sur les intentions sous-jacentes.

Un scrutin historique, mais des réformes jugées dangereuses

Dans un communiqué rendu public, le PDS salue l’initiative présidentielle d’organiser un débat national avant le vote. Toutefois, il met en garde la population contre ce qu’il considère comme des modifications constitutionnelles risquées, susceptibles de fragiliser l’équilibre des institutions sénégalaises.

Appel à une mobilisation massive contre les changements proposés

Le parti appelle l’ensemble des citoyens à se mobiliser activement en faveur du « Non » lors du référendum. Selon le PDS, les réformes envisagées ne répondraient pas aux besoins réels du pays, mais serviraient plutôt des intérêts politiques personnels, notamment ceux d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef.

Un avertissement contre la déstabilisation des institutions

Le PDS accuse Ousmane Sonko de chercher à affaiblir les fondements démocratiques du Sénégal. Le parti estime que ces propositions de révision visent à instrumentaliser les institutions à des fins partisanes, au mépris de la stabilité politique et sociale du pays.

Le communiqué souligne également que ces réformes pourraient aggraver la situation économique et sociale déjà difficile, tout en sapant la crédibilité des institutions publiques.

Condamnation des violences politiques et appel au renforcement des institutions

Le PDS dénonce fermement les incidents violents survenus lors des débats parlementaires, notamment ceux ayant visé le député Abdou Mbow. Le parti impute ces actes à des membres du parti de Sonko et demande aux autorités judiciaires et au chef de l’État de prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger la paix civile et les libertés fondamentales.

Cette prise de position s’inscrit dans un climat politique particulièrement tendu, où le débat sur la révision constitutionnelle divise profondément les forces politiques du Sénégal.