1 août 2026

Voix Panafricaine

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Le discours historique de hassan ii qui a marqué la relation Maroc-Chine

Le 21 novembre 2024, devant les caméras du monde entier, une image marquante a traversé les décennies : celle du président chinois Xi Jinping foulant le sol marocain, accueilli par le prince héritier Moulay Hassan. Ce moment n’est pas un hasard, mais la conséquence d’une relation diplomatique solide, dont les racines remontent à un discours prononcé bien plus tôt.

En 1960, à l’occasion de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, le roi Hassan II du Maroc avait choisi de tracer une voie audacieuse pour son pays. Ses mots, empreints de détermination, avaient alors capté l’attention de Pékin, posant les premières pierres d’une coopération sino-marocaine qui ne s’est jamais démentie depuis.

Cette fidélité à toute épreuve entre les deux nations s’est illustrée à nouveau en 2016, lorsque le roi Mohammed VI s’est rendu à Pékin. Ce voyage officiel a scellé un partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine, marquant un tournant décisif dans leurs échanges économiques, politiques et culturels. Dix ans plus tard, les retombées de cette visite sont toujours visibles, tant dans les accords commerciaux que dans les projets d’infrastructure.

L’histoire sino-marocaine est ainsi faite de symboles forts, où chaque génération de dirigeants a su renforcer les liens tissés par ses prédécesseurs. Le discours de Hassan II à l’ONU, bien plus qu’un simple moment historique, est devenu le socle d’une alliance qui dépasse les frontières et les époques.

Une visite royale qui a tout changé

En 2016, le déplacement de Mohammed VI en Chine n’était pas une simple formalité diplomatique. Il représentait l’aboutissement d’une stratégie mûrement réfléchie, visant à diversifier les partenariats du Maroc et à attirer les investissements chinois sur son territoire. Cette visite a permis de concrétiser des projets concrets, comme les investissements dans les ports marocains ou le développement des énergies renouvelables.

Les relations entre Rabat et Pékin ne se limitent pas aux échanges économiques. Elles s’étendent à des domaines aussi variés que la technologie, l’éducation ou encore la culture. La Chine, avec sa puissance industrielle, est devenue un partenaire incontournable pour le Maroc, tandis que ce dernier offre à Pékin une porte d’entrée stratégique en Afrique.

Les fondations posées par Hassan II

À l’époque où le Maroc accédait à l’indépendance, Hassan II avait compris l’importance de ne pas se limiter aux alliances traditionnelles. Son discours à l’ONU en 1960 a ouvert la voie à une diplomatie plus large, où le pays pouvait dialoguer avec des puissances émergentes comme la Chine. Ce choix visionnaire a permis au Maroc de ne pas être isolé sur la scène internationale, tout en consolidant sa position en Afrique.

Les décennies suivantes ont confirmé la justesse de cette approche. Aujourd’hui, les relations sino-marocaines sont un exemple de coopération Sud-Sud, où chaque partie y trouve son compte. Le Maroc, grâce à ses liens avec la Chine, a pu accélérer son développement, tandis que Pékin a trouvé en Rabat un allié de poids en Afrique du Nord.

Un héritage toujours d’actualité

Qu’il s’agisse des infrastructures portuaires, des investissements dans les énergies vertes ou des échanges culturels, l’héritage de Hassan II et de Mohammed VI continue de façonner les relations entre les deux pays. La visite de Xi Jinping en 2024 n’est que la dernière illustration de cette dynamique, où le passé et le présent se rencontrent pour bâtir un avenir commun.

Cette relation, forgée dans le respect et la confiance, est un modèle de diplomatie africaine. Elle montre comment des pays de tailles et de poids différents peuvent s’unir pour des intérêts mutuels, tout en respectant leurs souverainetés respectives.

Le président chinois Xi Jinping arrive à Casablanca, accueilli par le prince héritier marocain, Moulay Hassan, le 21 novembre 2024.