Érigé sur une impressionnante superficie de 5 200 m², le Centre de formation professionnelle Mohammed VI à Bamako représente une avancée majeure pour l’acquisition de compétences au Mali. Cette institution de pointe est conçue pour offrir des formations professionnalisantes, parfaitement alignées sur les exigences actuelles du marché de l’emploi malien, contribuant ainsi activement au développement économique et social du pays.
Mamary Diarra, directeur national du Tourisme, a tenu à souligner l’excellence de la collaboration entre le Mali et le Maroc. Il a rappelé que ce don de Sa Majesté Mohammed VI est une preuve tangible de l’entente et de l’amitié profondes unissant les deux nations. Selon lui, ce centre permettra aux jeunes Maliens de se former directement à Bamako, dans des conditions optimales. Il a également mis en avant les infrastructures modernes de l’établissement, incluant des salles de classe équipées, des restaurants pédagogiques et des hôtels d’application, qualifiant cette acquisition de « précieuse pour l’État du Mali ».
Cette infrastructure moderne est prête à accueillir près de 1 000 stagiaires chaque année. Elle propose un éventail de 21 filières de formation, dont 12 sont dédiées aux métiers du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) et 9 se concentrent sur les secteurs porteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. Cette diversité répond à un besoin criant de main-d’œuvre qualifiée dans ces domaines vitaux pour l’économie malienne.
Mamadou Minkoro Traoré, président de l’Assemblée permanente des Chambres des métiers du Mali (APCMM), a mis en exergue l’importance capitale pour le Mali de disposer d’un tel centre de formation professionnelle. Il a souligné que cette initiative permet désormais de former les jeunes sur place, à Bamako, évitant ainsi les coûts et les contraintes liés aux déplacements à l’étranger, notamment au Maroc, où de nombreux stagiaires se rendaient auparavant. Il a insisté sur le fait que l’établissement offre non seulement une formation de qualité supérieure mais génère également des économies substantielles en frais de voyage et de séjour pour les étudiants.
Mamadou Traoré, entrepreneur dans la haute couture et le stylisme, lui-même formé au Maroc, a salué l’arrivée opportune de ce centre. Il a exprimé sa gratitude envers les autorités marocaines pour ce don au Mali, qui offre aux jeunes Maliens une opportunité concrète d’acquérir un métier et de s’insérer professionnellement, les détournant ainsi de l’exode ou de la précarité. Il a affirmé que cet établissement jouera un rôle crucial dans la lutte contre le chômage des jeunes, un enjeu majeur pour les peuples africains.
Lors de la cérémonie de remise de cette infrastructure aux autorités maliennes en juillet dernier, Oumou Sall Seck, la ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, avait déjà souligné la pertinence stratégique de cette initiative. Elle avait affirmé que le centre répondait à un besoin fondamental du Mali en matière de développement des compétences et de renforcement du capital humain, des piliers essentiels pour le progrès économique et social du pays, s’inscrivant dans une vision d’Afrique souveraine et autonome.









Plus d'histoires
Bénin : le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique examine son plan d’action 2026
Migrants camerounais expulsés des États-Unis portent plainte contre l’accord migratoire
Ceuta et le Sahara occidental au centre des enjeux diplomatiques entre Maroc et États-Unis