5 mai 2026

Stratégies essentielles pour la protection des défenseurs des droits humains en période de crise

Stratégies essentielles pour la protection des défenseurs des droits humains en période de crise

En étroite collaboration avec les coalitions nationales de défenseurs des droits humains établies au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Sierra Leone et au Niger, l’ISHR a récemment publié un recueil de bonnes pratiques. Cet ouvrage vise à renforcer la protection des défenseurs des droits humains et à soutenir leur action indispensable, particulièrement en période de crise.

L’application de mesures restrictives et de directives sanitaires, mises en place pour freiner la propagation du COVID-19, a profondément modifié l’exercice des missions des défenseurs des droits humains. Au-delà des obstacles quotidiens, la réponse des États africains à la pandémie a souvent contribué à une contraction de l’espace civique et démocratique dans une région où celui-ci est déjà structurellement limité. Dans de tels contextes, et surtout en temps de crise, il est crucial d’assurer aux défenseurs des droits fondamentaux la continuité de leurs activités et de leur plaidoyer essentiel.

Cette analyse approfondie vise à éclairer l’impact des mesures liées au COVID-19 sur les libertés et droits des défenseurs des droits humains au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger et en Sierra Leone. Elle met en lumière les stratégies innovantes déployées par les organisations de la société civile pour maintenir leurs opérations malgré les contraintes coercitives. L’étude souligne également les contributions constructives des États et d’autres parties prenantes qui facilitent leur travail. Cette publication formule des recommandations concrètes pour renforcer la protection des défenseurs des droits humains et sauvegarder l’espace civique en période de crise.

Cet ouvrage constitue un instrument de plaidoyer essentiel auprès des instances nationales, régionales et internationales des droits de l’homme. Son objectif est de combattre l’usage abusif des mesures coercitives en temps de crise, garantissant ainsi la sécurité et l’action des défenseurs des droits humains en toute circonstance.