4 juin 2026

Voix Panafricaine

La tribune francophone des peuples africains : actualités, analyses et débats pour une Afrique souveraine.

Sénégal Maroc polémique can 2025 caf révélations surprenantes

Le suspense autour du titre de champion d’Afrique 2025 ne cesse de rebondir. Depuis que la CAF a attribué la victoire au Maroc par décision administrative, deux mois après la finale de la CAN 2025, le Sénégal maintient sa contestation devant le Tribunal arbitral du sport. Les révélations d’un membre clé du jury d’appel viennent aujourd’hui semer le trouble dans cette affaire.

Dans une déclaration exclusive, le vice-président de la commission de la CAF a exprimé son désaccord total avec la sanction infligée. « Je ne partage pas du tout cette décision », a-t-il affirmé, soulignant avoir été le seul à voter contre ce verdict qui pénalise lourdement les Lions de la Teranga. Faustino Varela Monteiro, ce dirigeant influent, met en lumière des incohérences majeures dans le processus décisionnel.

« Il m’est impossible d’adhérer à l’interprétation retenue par la majorité. Lorsque l’arbitre autorise la poursuite du match jusqu’à son terme, cela sous-entend clairement qu’aucun abandon n’a eu lieu. Imputer une telle faute à une équipe revient à s’écarter des principes fondamentaux du sport », a-t-il expliqué.

Une décision interne vivement critiquée

Le dirigeant a également mis en garde : « Si les événements d’un match peuvent être réécrits a posteriori, alors la notion de résultat définitif perd toute crédibilité ». Il a précisé que le TAS ne réexaminera pas une décision arbitrale, sauf en cas de preuve flagrante d’arbitraire ou de malveillance. Une position qui renforce la position du Maroc mais alimente les tensions autour de cette affaire.

Pour rappel, le 18 janvier à Rabat, le Sénégal s’est imposé en prolongation grâce à un but de Pape Gueye (1-0), après un match interrompu près d’un quart d’heure. Les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain en signe de protestation contre un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu, finalement manqué par Brahim Diaz.