Gravité des exactions en RDC : torture, détentions illégales et impunité dans un contexte de conflit persistant
La reprise des combats dans l’est de la République démocratique du Congo a aggravé une crise humanitaire déjà critique dans des provinces sous tension depuis des années. Le Nord-Kivu et l’Ituri, placés sous état de siège depuis mai 2021, subissent désormais les conséquences d’un conflit qui s’étend, avec l’Uvira, autrefois épargnée. Malgré les multiples accords de paix signés, dont celui de Washington en juin 2025 et celui de Doha en novembre 2025, les violences persistent et les mécanismes de cessez-le-feu s’avèrent inefficaces.
Les chiffres sont accablants : plus de 10 000 morts en moins d’un an, des millions de déplacés internes et de réfugiés, et une crise humanitaire qui s’intensifie. Les forces de sécurité congolaises, de même que les groupes armés comme le M23/AFC, soutenu par le Rwanda, sont régulièrement mis en cause pour des violations graves des droits humains, incluant des actes de torture et des traitements inhumains ou dégradants, conformément à l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Une répression accrue contre les acteurs de la société civile
L’escalade des violences a aussi restreint l’espace civique. Les interdictions de manifestations, les entraves à la liberté de la presse et les pressions sur les organisations de la société civile se multiplient. Journalistes, défenseurs des droits humains, opposants politiques et militants sont de plus en plus souvent réduits au silence : exil forcé, arrestations arbitraires, tortures et intimidations les poussent à quitter le pays. Cette fuite des talents prive la RDC de ressources essentielles pour documenter les exactions et soutenir les victimes.
Un rapport accablant en amont du prochain examen de la RDC
Ce constat est dressé dans une soumission conjointe présentée par l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), en partenariat avec des membres du réseau SOS-Torture en RDC — notamment l’Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux (AUDF), Afia Mama, SOS Informations juridiques multidimensionnelles (SOS IJM) et Voix des sans voix pour les droits de l’homme (VSV). Ce document sera transmis avant l’examen périodique de la RDC au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Plus d'histoires
PSG : le cas Zaïre-Emery soulève des questions sur son avenir
Renforcement des liens maroco-britanniques au cœur des échanges stratégiques
Le Gabon gewinnt einen wichtigen Posten bei der uno-sitzung