Un quota strict qui limite l’effectif de Côme
L’aventure européenne de Côme en Ligue des champions s’annonce sous haute tension réglementaire. Le club lombard, qualifié pour la première fois de son histoire dans l’élite du football continental, pourrait se voir imposer une restriction majeure : seulement 16 ou 17 joueurs inscrits sur la feuille de match. Cette contrainte découle d’une règle de l’UEFA, l’article 31, qui limite à 17 joueurs non formés localement au sein de la liste A, les huit autres places étant réservées aux talents issus des centres de formation nationaux.
Une situation paradoxale pour Côme, dont l’effectif actuel repose largement sur des recrues internationales. Cesc Fàbregas, l’entraîneur espagnol en poste depuis fin 2023, mise depuis des mois sur un recrutement ambitieux à l’étranger pour renforcer son équipe. Pourtant, face à ces quotas, le club devra composer avec un effectif réduit, voire repenser sa stratégie de composition d’équipe dès les matchs de phase de groupes.
Des infrastructures en retard qui aggravent la situation
Le problème de Côme ne se limite pas à une simple question de transferts. « Nous subissons les contraintes de l’UEFA concernant les listes de joueurs, avait expliqué l’ancien international lors d’une conférence de presse fin juillet. Sans centre de formation à la hauteur des standards européens, nous devons nous contenter d’un effectif restreint. Former nos propres joueurs est un processus long, qui ne se résout pas en deux ou trois saisons. »
Ironie du sort : Côme affiche pourtant l’une des équipes les plus jeunes de Serie A, avec une moyenne d’âge de 26 ans. Cette jeunesse, souvent présentée comme un atout, devient un handicap face aux règles strictes de l’UEFA. Le club, qui évolue depuis novembre 2023 sous la direction de Fàbregas, devra désormais privilégier des profils formés en Italie lors des prochains transferts, au détriment de son ambition internationale.
Un mercato estival révélateur des tensions
L’été 2026 a été marqué par cinq arrivées, mais seulement une seule concerne un joueur italien : Mattia Liberali, attaquant recruté pour six millions d’euros en provenance de Catanzaro. Un choix qui illustre les difficultés du club à concilier ses ambitions sportives et les contraintes réglementaires. Pourtant, une lueur d’espoir subsiste. L’intégration progressive de jeunes talents locaux, comme Riccardo Cassano, milieu prometteur des U17 et déjà intégré en équipe première lors de déplacements la saison passée, pourrait offrir une solution à moyen terme.
Si Fàbregas et son staff doivent revoir leur copie pour les prochains mois, la montée en première division du club en 2024 et sa jeunesse assumée pourraient finalement devenir des atouts. Le défi sera de taille : composer avec un effectif réduit tout en maintenant une compétitivité suffisante pour briller en Ligue des champions.
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