4 juin 2026

Voix Panafricaine

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Le Togo se positionne comme un trait d’union entre le Sahel et la communauté internationale

Lors d’un sommet diplomatique majeur tenu à Lomé ce samedi, le Togo a dévoilé sa nouvelle feuille de route géopolitique et sécuritaire pour la région sahélienne. Cette rencontre de haut niveau a réuni des délégués de la CEDEAO, de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que des envoyés de l’Union européenne et de la France.

Une médiation stratégique pour la stabilité régionale

L’objectif principal de cette initiative est de rétablir le dialogue avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois nations se sont progressivement éloignées de la CEDEAO et de leurs partenaires occidentaux traditionnels au cours des dernières années, privilégiant désormais des alliances avec la Russie.

« Le Togo est prêt à mobiliser son expertise en médiation et son ancrage régional pour servir la stabilité, en agissant comme un pont entre le Sahel et l’ensemble de la communauté internationale », a affirmé Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères.

Les piliers de la stratégie togolaise 2026-2028

Le plan d’action du Togo pour les années à venir s’articule autour de cinq axes fondamentaux :

  • Le maintien du dialogue politique avec les pays de l’AES ;
  • Le renforcement de la coopération à l’échelle régionale et internationale ;
  • La lutte active contre le terrorisme ;
  • L’approfondissement de l’intégration économique régionale.

Une réponse aux défis sécuritaires du Sahel

Les représentants de l’Alliance des États du Sahel ont accueilli favorablement cette nouvelle approche et ont manifesté leur intérêt pour une collaboration accrue. Abdoulaye Diop, chef de la diplomatie malienne, a toutefois souligné que la coopération sécuritaire exigeait notamment de mettre fin à l’accueil de forces étrangères hostiles impliquées dans la déstabilisation des États voisins.

Les pays membres de l’AES font face à une recrudescence de la violence djihadiste menée par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Ces conflits ont déjà causé des milliers de victimes sur de vastes portions de leurs territoires et menacent désormais de s’étendre vers les pays côtiers, tels que le Bénin et le Togo.