1 août 2026

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Le secteur privé au cœur du développement économique du Togo

Lomé, 30 juillet 2026 — Le Togo place désormais le secteur privé au cœur de sa stratégie de transformation économique à long terme. Dans ce cadre, les autorités ont organisé jeudi dernier à Lomé une rencontre décisive pour définir comment les entreprises et les investisseurs pourraient devenir les principaux leviers de croissance du pays. Cet atelier, centré sur la Vision Togo 2040 et la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, a réuni les principaux acteurs économiques nationaux et internationaux.

La séance, présidée par Sandra Ablamba Johnson, ministre et secrétaire générale de la Présidence du Conseil, a rassemblé des représentants du Groupe de la Banque mondiale, du Patronat, de la Chambre de commerce et d’industrie, de grandes entreprises togolaises ainsi que des experts étrangers. L’objectif affiché était clair : renforcer le rôle du secteur privé dans la réalisation des ambitions économiques du pays.

Un bond en avant pour l’économie togolaise

Les discussions ont révélé une volonté politique forte : d’ici 2040, le Togo souhaite doubler le niveau de vie moyen de sa population et réduire le taux de pauvreté à moins de 15 %. Pour y parvenir, les autorités comptent s’appuyer sur la dynamique du secteur privé, reconnu comme un moteur essentiel de création de richesses et d’emplois. L’État ne peut, à lui seul, porter seul une telle transformation. Il est donc impératif d’attirer davantage d’investissements, de soutenir les entreprises locales et de créer un environnement économique propice.

De la réflexion à l’action

L’atelier de Lomé avait pour mission d’identifier les mesures concrètes permettant de passer d’une logique d’accompagnement à une véritable collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Les participants ont examiné les conditions nécessaires pour faire évoluer les entreprises d’un statut d’acteurs économiques classiques vers celui de partenaires stratégiques de l’État. Cette transition implique des réformes sur l’investissement, le financement des entreprises, la mobilisation des capitaux et le développement de nouvelles filières productives.

L’implication du Groupe de la Banque mondiale et d’experts internationaux a ajouté une dimension stratégique aux débats. Leurs retours d’expérience ont permis de confronter les orientations togolaises avec les meilleures pratiques observées dans d’autres économies, offrant ainsi des pistes innovantes pour accélérer la mise en œuvre de la Vision Togo 2040.

Un nouveau modèle de croissance en marche

Le message transmis lors de cette rencontre est sans ambiguïté : la croissance future du Togo reposera davantage sur l’entreprise et l’investissement privés. Cette réunion marque une étape clé dans la construction d’un modèle économique inédit, où les acteurs privés joueront un rôle central. L’enjeu pour les autorités est désormais de concrétiser cette ambition en décisions politiques, puis en actions tangibles. Ce n’est qu’à ce prix que les objectifs fixés pour 2040 pourront se matérialiser et améliorer durablement le quotidien des Togolais.