29 septembre 2026

Voix Panafricaine

La tribune francophone des peuples africains : actualités, analyses et débats pour une Afrique souveraine.

Le marché financier de la CEMAC peut-il vraiment financer l’économie camerounaise ?

Écouter l'article⏱ ~4 min

En ouvrant la première édition de la Diamond Capital Convention, le 24 septembre 2026 à Douala, le ministre des Finances Louis Paul Motazé a posé une question décisive : comment transformer le marché financier du Cameroun et de la CEMAC en un véritable moteur de financement de l’économie réelle ?

Le 24 septembre 2026, Douala a accueilli la toute première édition de la Diamond Capital Convention, un rendez-vous qui a réuni pouvoirs publics, investisseurs, institutions financières, entreprises et régulateurs. Présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, cette rencontre a placé au centre des débats un enjeu stratégique : le financement de l’économie camerounaise et communautaire.

Appelant les acteurs de l’écosystème financier à renforcer la mobilisation des capitaux, le ministre a insisté sur la nécessité de faire du marché financier un levier au service de l’économie réelle. Un marché plus profond, plus dynamique et plus attractif, capable d’accompagner les entreprises, les infrastructures et les grands projets de transformation économique du Cameroun et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Pourquoi une meilleure orientation des capitaux est-elle indispensable ?

Dans son allocution, Louis Paul Motazé a mis en avant la capacité du marché financier à mobiliser les ressources nécessaires au financement de l’économie réelle. L’objectif est clair : orienter les capitaux vers les entreprises, les infrastructures et les secteurs porteurs de croissance.

Cette dynamique concerne en priorité l’industrialisation, la transformation locale des matières premières, les infrastructures, l’énergie et le numérique. Autant de leviers susceptibles de générer de la valeur, de stimuler l’activité économique et de créer des emplois.

Le ministre a également souligné l’importance de diversifier les instruments de financement et de rapprocher les besoins des porteurs de projets des ressources disponibles auprès des investisseurs. Il s’agit de bâtir des passerelles solides entre le capital et les projets capables de transformer durablement les économies.

La confiance, pilier d’un marché financier crédible

La question de la confiance occupe une place centrale dans cette dynamique. Elle repose sur une régulation efficace, la transparence, la qualité de l’information financière, la bonne gouvernance et la protection des investisseurs.

La mobilisation de l’épargne constitue un autre enjeu majeur. Un marché financier accessible et crédible doit permettre d’accroître progressivement la participation des acteurs économiques et des populations au financement de l’activité productive.

Quelles solutions concrètes pour l’avenir ?

À travers cette première édition de la Diamond Capital Convention, les participants ont été invités à faire émerger des solutions concrètes pour renforcer le financement des économies camerounaise et communautaire, soutenir l’investissement productif et accompagner la transformation économique.

Pour le Cameroun et la CEMAC, l’enjeu est de faire du marché des capitaux un véritable levier de développement. Il s’agit de convertir les ressources financières disponibles en investissements productifs, en infrastructures, en entreprises compétitives et en emplois durables.

Suivre ce sujetRecevez les derniers articles dans votre lecteur RSS