Une communication officielle émanant du Cabinet civil de la présidence de la République, signée par Samuel Mvondo Ayolo et adressée au ministre d’État, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, datée du 10 juin 2026, a révélé une décision majeure. Le président Paul Biya a désigné Laurent Esso, actuel ministre de la Justice, comme son « représentant personnel » pour assister aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle, figure emblématique et premier président de la Cour suprême du Cameroun.
Le programme des funérailles d’Alexis Dipanda Mouelle a débuté le lundi 22 juin et s’étendra jusqu’au samedi suivant. Les premiers jours, du 22 au 24 juin 2026, ont été consacrés au recueillement et aux prières, organisés chaque soir de 18h à 19h au domicile familial situé au carrefour Bastos, dans la capitale politique, Yaoundé.
Ce jeudi 25 juin 2026, la levée de corps est prévue à 10h à la morgue de l’Hôpital Général de Yaoundé, suivie d’une série d’hommages officiels rendus à la Cour suprême. L’après-midi, à 15 heures, une messe solennelle se tiendra à la Basilique Marie Reine des Apôtres de Mvolye. La journée se terminera par une veillée de prières au domicile familial.
Dernier voyage vers Bonakou Bwapaki
Le vendredi 26 juin 2026 marquera le début du cortège funèbre, qui prendra la direction du village de Bonakou-Bwapaki. Un arrêt est prévu en chemin à la concession familiale de Bonakouamouang, près d’Akwa, à Douala, avant une veillée ultime dans son village natal. L’inhumation aura lieu le samedi 27 juin 2026.
Alexis Dipanda Mouelle fut un éminent magistrat camerounais, dont la carrière a profondément marqué l’histoire judiciaire et politique du Cameroun. Il a occupé la prestigieuse fonction de Premier président de la Cour suprême de 1990 à 2014. Né le 25 mars 1942 à Bonakou Bwapaki, dans la région du Littoral, il s’est éteint le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans.
Un parcours judiciaire exemplaire
Après une formation universitaire à Paris, Alexis Dipanda Mouelle a intégré la magistrature camerounaise en 1965. Il a gravi les échelons avec détermination, accédant au poste de Secrétaire général du ministère de la Justice en 1975. En 1986, il fut nommé à la tête de la Cour suprême, une institution qu’il dirigera pendant 24 ans jusqu’à son départ à la retraite le 31 décembre 2014. Il fut alors remplacé par Daniel Mekobe Sone, poursuivant ainsi l’héritage d’une institution judiciaire forte au Cameroun.
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