
Le gouvernement gabonais a officialisé la scission de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux entités spécialisées, l’une dédiée à l’électricité, l’autre à l’eau potable. Cette réorganisation, préparée depuis plusieurs mois, entend rationaliser la gestion et attirer des investisseurs privés pour moderniser les infrastructures.
Cependant, les difficultés structurelles du secteur ne disparaissent pas avec ce découpage. Les coupures de courant fréquentes, le taux d’accès limité à l’électricité dans les zones rurales et la vétusté des réseaux de distribution restent des préoccupations majeures. La dépendance aux centrales thermiques et le manque de maintenance pèsent sur la fiabilité du service.
Les autorités espèrent que cette nouvelle organisation facilitera les partenariats public-privé et accélérera les projets d’énergies renouvelables, notamment l’hydroélectricité et le solaire. Mais pour l’heure, les Gabonais attendent des résultats concrets, alors que la demande énergétique ne cesse de croître. Le chemin vers un approvisionnement stable et abordable pour tous reste semé d’embûches.
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