4 juin 2026

Voix Panafricaine

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Décision Maroc-Sénégal à la CAN 2025 fait polémique

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 reste au cœur d’une vive polémique, marquée par une décision controversée. En effet, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), malgré la victoire du Sénégal sur le terrain (1-0) enregistrée le 17 mars dernier. Face à cette situation, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette décision.

Parallèlement, un autre dossier judiciaire agite le débat. Dix-huit supporters sénégalais, accusés de hooliganisme à la suite des incidents survenus lors de la finale du 18 janvier, ont été condamnés en première instance le 19 février à des peines variant de trois mois à un an de prison. Leur appel, jugé à Rabat ce lundi, pourrait modifier l’issue de leur peine.

Lors de l’audience, les prévenus condamnés à trois mois de prison pourraient être libérés dès samedi prochain, selon les éléments évoqués. Pourtant, le parquet a demandé un durcissement des sanctions, allant jusqu’à deux ans de prison, selon les informations rapportées par RMC. Les supporters sont notamment accusés de violences envers les forces de l’ordre, d’invasion de terrain et de jets de projectiles.

la défense dénonce des erreurs

La défense des supporters sénégalais présente une version différente des faits. Selon eux, les supporters auraient été poussés à descendre sur la pelouse en raison d’un mouvement de foule ou pour échapper à « des crachats et des jets de projectiles », et non pour contester une décision arbitrale. « Il y a eu des erreurs, les personnes impliquées dans ces incidents se trouvent au Sénégal et ne sont pas ici », a souligné l’un de leurs avocats, Patrick Kabou, auprès de l’AFP.

L’audience a également été marquée par une bataille procédurale. La défense a demandé la diffusion des vidéos des incidents afin d’identifier formellement les prévenus. Une requête rejetée par le parquet, qui s’appuie sur le flagrant délit en invoquant : « Le monde entier a vu ces images en direct ».