Le président Alassane Ouattara a exprimé sa vive satisfaction ce vendredi 10 juillet 2026, saluant un succès retentissant qui « témoigne de la confiance de la communauté internationale envers la Côte d’Ivoire, de la robustesse de ses fondations économiques, et de la crédibilité de sa stratégie de développement et de ses perspectives d’avenir. »
Cette déclaration intervient au terme des travaux du Groupe Consultatif dédié au financement du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, qui s’est tenu les 8 et 9 juillet 2026 à Abidjan. L’événement a rassemblé plus de 2 000 investisseurs de 49 pays, marquant un engagement international sans précédent.
Parmi les participants figuraient des représentants de haut niveau d’institutions financières majeures, de fonds d’investissement, de banques, d’organisations patronales, d’entreprises publiques et privées, ainsi que des partenaires au développement, tous réunis pour soutenir l’ambition ivoirienne.
Les deux journées de discussions ont culminé avec l’annonce d’engagements financiers colossaux, atteignant 80 milliards de dollars US, soit l’équivalent de 47 820 milliards de F CFA. Ce montant représente près de quatre fois l’objectif initial de 11 138,2 milliards de F CFA recherché par le pays.
Le PND 2026-2030 est guidé par une vision audacieuse : « Bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire ». Sur une période de cinq ans, le plan prévoit un volume d’investissement global de 114 838,5 milliards de F CFA, soit environ 209 milliards de dollars US. Il est notable que le secteur privé est le principal moteur de cette transformation, contribuant à hauteur de 70,2 % de l’investissement total, soulignant son rôle crucial dans l’essor économique et social de la Côte d’Ivoire.
Les entreprises ivoiriennes bénéficieront d’une attention particulière dans la mise en œuvre de ce PND, dont la stratégie s’articule autour de six piliers essentiels : la paix, la sécurité et la stabilité régionales ; l’agriculture et l’agro-industrie, vecteurs de croissance durable ; le développement du secteur privé et l’industrialisation pour une économie diversifiée ; le renforcement du capital humain ; la modernisation des infrastructures stratégiques ; et enfin, une gouvernance solide et la modernisation de l’État.
Sur le plan macroéconomique, les objectifs fixés sont ambitieux. Ils exigent une mobilisation nationale pour hisser la Côte d’Ivoire au rang des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030. Cela se traduira par un PIB par habitant de 4 500 dollars US et une réduction significative du taux de pauvreté, qui devrait passer sous la barre des 20 %.
Pour le chef de l’État ivoirien, la responsabilité de l’État est de traduire cette confiance et ces promesses financières en réalisations concrètes. L’objectif est d’offrir à chaque Ivoirienne et Ivoirien davantage d’écoles, d’hôpitaux, de routes, d’emplois, d’opportunités et une prospérité équitablement partagée.
En conclusion, le président Ouattara a appelé à l’unité : « Ensemble, avec confiance, détermination et dans l’union, nous poursuivrons la construction d’une Côte d’Ivoire toujours plus prospère et plus solidaire, une véritable tribune africaine pour les peuples africains. »
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