La mi-juillet, l'Etat gabonais se voit imposer un double audit sur ses finances publiques. Le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles de l'Etat doit livrer ses conclusions la semaine prochaine sur une dette publique estimée à 8,7 milliards FCFA. Ce chiffre représente entre 70 et 74% du PIB gabonais.
Deux audits qui font trembler Libreville : le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles de l'Etat, lancé par Thierry Minko en juin dernier, et la Task force sur la dette publique, qui a documenté depuis six ans un système de surfacturations et de travaux fictifs.
Ce double audit n'est pas un hasard. La situation financière du Gabon est tendue, avec une dette intérieure multipliée par sept entre 2020 et 2023, selon la Task force sur la dette publique. Le spread souverain gabonais a également baissé de plus de 400 points de base en quelques mois.
Les investisseurs attendent des réponses claires sur les finances publiques du Gabon. Les audits livrés seront-ils capables d'assurer la transparence et la responsabilité ? La solution, si elle est trouvée, sera-t-elle suffisante pour faire reculer la crise financière du pays ?
Le rapport de la Task force sur la dette publique a déjà établi des chiffres alarmants : un surcoût de 12 milliards FCFA sur les voiries de Libreville, 2,8 milliards FCFA de surfacturations sur la route Ndjolé-Médouneu et un dérapage de 47% sur le stade d'Oyem.
Les audits livrés seront-ils capables de qualifier ces chiffres et consolider les finances publiques du Gabon ? La solution, si elle est trouvée, sera-t-elle suffisante pour faire reculer la crise financière du pays ?
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