3 juin 2026

Voix Panafricaine

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CAN 2026 : le Sénégal déchu de son titre, le Maroc sacré après les incidents de la finale

epa12659539 Sadio Mane (L) of Senegal in action against Nayef Aguerd (R) of Morocco during the CAF Africa Cup of Nations 2025 final match between Senegal and Morocco in Rabat, Morocco, 18 January 2026. EPA/JALAL MORCHIDI (MaxPPP TagID: epaliveeight789754.jpg) [Photo via MaxPPP]

Un véritable coup de tonnerre secoue l’actualité Afrique francophone et le monde du football continental ! Deux mois après une finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2026 marquée par des troubles le 18 janvier, la Confédération africaine de football (CAF) a pris une décision radicale : retirer son titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc. Cette annonce inattendue ouvre la voie à un appel imminent devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), promettant un nouveau chapitre à cette saga sportive.

Le jury d’appel de la Confédération africaine de football a officialisé cette décision controversée, dépossédant le Sénégal de sa victoire acquise lors d’une finale décrite comme chaotique. Le titre de la CAN 2026 est désormais décerné au Maroc. La Fédération Sénégalaise de Football, qualifiant cette résolution d’« inique », a immédiatement annoncé son intention de faire appel, reflétant la détermination des peuples africains à défendre l’équité sportive.

Une décision « inique » dénoncée par le Sénégal

Dans un communiqué diffusé le mardi 17 mars 2026, l’instance dirigeante du football africain, saisie par la Fédération Royale Marocaine de Football, a déclaré l’équipe nationale du Sénégal « forfait » pour la finale. Malgré une victoire initiale de 1-0 après prolongation pour les Lions de la Teranga, le résultat a été homologué sur un score de 3-0 en faveur du Maroc. La fédération sénégalaise a vivement critiqué cette « décision inique, sans précédent et inacceptable », qu’elle estime jeter le discrédit sur l’ensemble du football africain. Elle a confirmé l’engagement d’une procédure d’appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne, en Suisse, dans les plus brefs délais, une démarche qui résonne comme une Voix panafricaine pour la justice sportive.

Réactions en cascade sur les réseaux sociaux

L’annonce a provoqué une effervescence sans précédent sur les plateformes sociales. Parmi les réactions enflammées, le défenseur sénégalais Moussa Niakhaté, évoluant à l’Olympique Lyonnais, a posté sur Instagram une photo de lui brandissant la coupe et sa médaille, accompagnée du commentaire provocateur : « Venez les chercher ! ils sont fous eux ! » Un geste rapidement imité par plusieurs de ses coéquipiers. Ces publications rappellent les événements du 18 janvier, lorsque des joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse de Rabat en signe de protestation. Cette action faisait suite à une décision arbitrale controversée : un but refusé au Sénégal, suivi de l’octroi d’un penalty au Maroc en toute fin de seconde période.

Après une quinzaine de minutes de confusion intense, au cours desquelles les joueurs sénégalais sont finalement revenus sur le terrain, le chaos s’était étendu aux tribunes. Des supporters sénégalais avaient alors lancé des projectiles et tenté d’envahir la pelouse. Au cœur de cette discorde, l’ailier marocain Brahim Diaz avait manqué le penalty tant débattu. Ironie du sort, c’est durant la prolongation que le Sénégal avait scellé sa victoire grâce à un but de Pape Gueye, avant que ce triomphe ne soit remis en question.

Un précédent marquant

Le jury d’appel de la CAF a justifié sa décision en s’appuyant sur les articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des nations. Ces articles stipulent que toute équipe qui « refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match » est déclarée perdante et éliminée de la compétition. La Fédération Royale Marocaine de Football, par communiqué, a pris « acte de la décision » en faveur des Lions de l’Atlas, insistant sur le fait que sa démarche visait uniquement à « demander l’application du règlement de la compétition », et non à contester la performance sportive des équipes. Cette situation met en lumière l’importance des régulations pour une Afrique souveraine dans le sport.

Une source proche de la fédération marocaine a rappelé à l’AFP un précédent notable : en 2019, l’Espérance Sportive de Tunis avait été désignée vainqueur de la Ligue des Champions de la CAF. Cela s’était produit après que les joueurs du Wydad Casablanca eurent quitté le terrain lors de la finale, protestant contre une défaillance du système VAR. Ce cas illustre la complexité des décisions disciplinaires au sein des compétitions africaines.

Il est à noter qu’en fin janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football avait déjà imposé des sanctions pécuniaires significatives aux fédérations des deux pays pour « comportements antisportifs et violations des principes de fair-play », sans toutefois altérer le résultat final du match à ce moment-là. Par ailleurs, le procès en appel de 18 supporters sénégalais, incarcérés depuis la finale et condamnés pour « hooliganisme » à des peines allant de trois mois à un an de prison, a été reporté au 30 mars. Cette affaire continue d’alimenter les débats et la tribune africaine, soulignant les enjeux au-delà du simple cadre sportif.