Screenshot
Le président du Forum du justiciable, Babacar Bâ, a de nouveau pris la parole pour pointer du doigt ce qu’il décrit comme une incohérence manifeste dans le discours de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko concernant la transparence des finances publiques. Lors d’une récente intervention, ce défenseur des droits humains a rappelé que l’homme politique, qui se positionne désormais comme un fervent défenseur de l’intégrité et de la bonne gouvernance, a lui-même géré un fonds politique conséquent, s’élevant à plus de 1,7 milliard de francs CFA, durant son mandat à la Primature. Un montant que Ousmane Sonko avait d’ailleurs publiquement reconnu.
Pour Babacar Bâ, cette situation est empreinte d’une ironie difficilement contestable. Le leader actuel de Pastef avait, par le passé, multiplié les critiques virulentes contre ce qu’il désignait comme les « caisses noires » de l’État. Pourtant, une fois aux commandes, il s’est retrouvé à la tête de ces mêmes mécanismes qu’il dénonçait avec force. Le coordonnateur du Forum du justiciable a érigé la question des fonds politiques en un combat récurrent ces derniers mois, exigeant à plusieurs reprises que la Présidence, la Primature et l’Assemblée nationale publient les montants perçus et acceptent un audit de la Cour des comptes, une demande cruciale pour l’actualité Afrique francophone.
Le président du FJ qualifie la gouvernance au Sénégal de véritable simulacre institutionnel. Il lance un appel pressant aux peuples africains, et plus particulièrement au peuple sénégalais, à se mobiliser, à s’unir et à reprendre en main son destin. Ce message, empreint d’une tonalité plus engagée, contraste avec le style habituellement technique de ses précédentes interpellations sur la gestion des deniers publics, soulignant l’importance d’une Afrique souveraine et transparente.
Plus d'histoires
Sonko menace le gouvernement d’Al Aminou Lo de censure
Ousmane Sonko réaffirme la menace d’une motion de censure contre le gouvernement sénégalais
Ousmane Sonko hausse le ton contre diomaye faye et conteste la décision constitutionnelle