21 septembre 2026

Voix Panafricaine

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Après l’éditorial d’Atonfack Guemo : quelles retombées pour la sécurité au Cameroun ?

Un éditorial qui résonne comme un électrochoc national

L’éditorial d’Atonfack Guemo, directeur de la communication au ministère de la Défense, diffusé le samedi 19 septembre 2026 dans l’émission Honneur et fidélité, a immédiatement suscité des réactions. En appelant les Camerounais à une vigilance de tous les instants et à un patriotisme indéfectible, il place la sécurité globale au cœur des préoccupations nationales. Cet article examine les retombées de son message et les perspectives qu’il ouvre pour le Cameroun.

Voici l’intégralité de son texte, qui continue de faire débat.

Une analyse sans concession de la violence armée mondiale

Des conflits gelés qui menacent de se rallumer, des guerres qui s’éternisent, des crises sécuritaires qui perdurent : sur tous les continents, les armes parlent de plus en plus fort et de plus en plus souvent. Qu’il s’agisse d’affrontements entre armées régulières, d’opérations asymétriques ou d’homicides par armes à feu — ces guerres de basse intensité mais extrêmement meurtrières —, le constat est alarmant. Rien que pour ces dernières, les fusillades causent plus de 200 000 morts chaque année dans le monde.

Cette mondialisation de la violence armée nourrit un sentiment d’insécurité permanente, qui peut basculer vers la psychose, en particulier dans les pays confrontés à une internationale terroriste dont la capacité de nuisance ne cesse de croître, malgré les condamnations et sanctions unanimes.

Attentats, attaques, tentatives de blocus et prises d’otages se multiplient. Ces actions sont rendues possibles par la facilité avec laquelle les terroristes acquièrent des moyens d’action sur les plans terrestre, aérien, maritime et cybernétique. Faut-il s’interroger sur l’identité de ceux qui les soutiennent et sur leurs motivations ? Nos ennemis sont entretenus par nos amis, pour notre bien.

Parallèlement, d’autres formes d’insécurité se globalisent, touchant divers secteurs d’activité : espionnage industriel, pillage des ressources fauniques, végétales et minérales, sabotage des voies de communication, sans oublier la politique, l’éducation et les mœurs culturelles, soumises à toutes sortes de déformations. Autant d’atteintes et de violences contre les personnes, les institutions et l’environnement. Au rythme actuel, aucun pays ne semble à l’abri.

En tant que citoyens camerounais, nous sommes aux premières loges pour mesurer l’ampleur du phénomène, nous qui devons lutter durement pour survivre aux multiples agressions dont notre pays est devenu un point de convergence.

Le Cameroun face à un environnement mondial devenu dangereux

Notre pays mobilise d’énormes ressources économiques, matérielles et humaines pour contenir les conséquences de l’instabilité à ses frontières orientales et pour déjouer les projets transnationaux de l’extrémisme obscurantiste dans son septentrion. Sans compter la lutte contre les velléités séditieuses dans ses régions occidentales, un autre foyer de tension.

Dans ce contexte mondial périlleux, le Cameroun déploie des efforts considérables pour prévenir, endiguer et, si nécessaire, réduire la survenue et la virulence des agressions qui le ciblent. Jusqu’à présent, les résultats sont plutôt satisfaisants, même si des éruptions de violence persistent dans certaines parties du territoire. Dans ce combat, le soutien des compatriotes aux professionnels de la défense nationale est inestimable.

Il n’en demeure pas moins que nous devons maintenir une vigilance constante, en tout point du territoire et dans tous les domaines, pour contrer les manœuvres d’un adversaire qui ne nous accordera ni répit ni pitié.

Restons patriotes, restons vigilants, et aimons définitivement le Cameroun.