25 septembre 2026

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Après la réforme de Bakari Traoré, quel avenir pour le droit des affaires en Afrique de l’Ouest ?

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Et maintenant ? Telle est la question qui agite les milieux juridiques et économiques après trois décennies d’un travail de fond mené par Bakari Traoré. Ce juriste d’affaires et fiscaliste ivoirien, également avocat et consultant en gouvernance, RSE et éthique, a œuvré dans l’ombre pour poser les jalons d’un cadre des affaires modernisé en Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, les regards se tournent vers les retombées concrètes de ce chantier et les perspectives qu’il ouvre pour les entreprises de la région.

Un héritage juridique aux répercussions durables

L’onde de choc de cette refonte réglementaire continue de se propager. Les textes hérités de la colonisation, remontant à 1867 et 1925, appartiennent désormais au passé. Leur obsolescence, pointée du doigt dès la fin des années 1990 par celui qui était alors un jeune docteur en droit des affaires et en droit économique, avait fini par peser sur la compétitivité des entreprises ouest-africaines.

La réforme de l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), née de ce constat, a redessiné le paysage juridique. Les réactions des opérateurs économiques témoignent d’un besoin de stabilité et de lisibilité, désormais partiellement comblé. Mais au-delà de l’immédiat, c’est toute une dynamique d’intégration régionale qui se trouve stimulée.

Des échos positifs chez les acteurs économiques

Dans les chancelleries et les sièges d’entreprises, on salue une avancée majeure. La simplification des procédures et la sécurisation des investissements sont perçues comme des leviers de croissance. Pour les PME locales, l’enjeu est de taille : un cadre plus prévisible réduit les risques juridiques et facilite l’accès au financement.

Les professionnels du droit, quant à eux, s’accordent sur la nécessité d’une appropriation pleine et entière par les juridictions nationales. La formation des magistrats et des auxiliaires de justice apparaît comme le prochain défi à relever pour que les textes se traduisent en décisions concrètes.

Les défis qui attendent la prochaine étape

Si la réforme a posé des fondations solides, son effectivité reste suspendue à plusieurs conditions. La première réside dans l’adhésion des États membres, qui doivent transposer et appliquer les normes avec constance. La deuxième concerne l’adaptation aux réalités économiques locales, notamment dans les secteurs informels, encore majoritaires dans de nombreux pays.

Enfin, la dimension panafricaine de l’ambition initiale invite à élargir le cercle. D’autres régions du continent pourraient s’inspirer de ce modèle, à condition que les spécificités juridiques et culturelles soient prises en compte. C’est là tout l’enjeu des prochaines années : transformer un succès régional en socle pour une Afrique des affaires plus intégrée et souveraine.

Une influence qui dépasse les frontières

Le parcours de Bakari Traoré illustre comment une expertise pointue peut irriguer tout un écosystème. Son travail de conseil en gouvernance et en éthique a sensibilisé les entreprises à des enjeux longtemps négligés, comme la responsabilité sociétale et la transparence. Ces principes, désormais intégrés aux réflexions stratégiques, constituent une base sur laquelle les prochaines générations de juristes et de dirigeants pourront s’appuyer.

Les perspectives qui s’ouvrent sont donc porteuses d’optimisme, mais elles exigent une vigilance constante. La réforme n’est pas une fin en soi ; elle est un point de départ. Les réactions qu’elle suscite, tant au sein des institutions que dans le monde économique, montrent que le débat est loin d’être clos. Et c’est précisément dans cet espace de discussion que se jouera la prochaine étape de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique de l’Ouest.