Ultimatum constitutionnel : le président de l’Assemblée nationale du Sénégal met la pression sur le chef de l’État

Dakar — Lors de la Conférence des présidents tenue ce vendredi, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté un calendrier législatif particulièrement chargé. Les commissions parlementaires examineront dès demain les projets de loi relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, avant leur adoption en séance plénière lundi. Pourtant, c’est un autre texte qui monopolise l’attention des observateurs politiques : la proposition de révision de la Constitution.
Un silence assourdissant de la présidence
Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a détaillé devant les membres du Bureau les avancées de ce dossier épineux. Il a confirmé ne toujours pas avoir reçu l’avis obligatoire du président Bassirou Diomaye Faye, pourtant requis en bonne et due forme. Cette absence de réponse officielle de l’Exécutif a poussé le chef du Parlement à réagir avec fermeté.
Un ultimatum clair et net
Le ton est donné : le Bureau de l’Assemblée nationale a reçu instruction de convoquer une réunion d’urgence dès le lundi 22 juin si aucune réponse n’est parvenue d’ici là. Indépendamment de la position de la présidence, le processus législatif devra être engagé sans délai supplémentaire, a martelé Ousmane Sonko. Son objectif est limpide : voir cette révision constitutionnelle adoptée avant la fin de la session parlementaire en cours.
D’autres dossiers en suspens
Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de rappeler que deux textes financiers majeurs, déjà validés en Conseil des ministres, attendent toujours d’être déposés. Il s’agit de la Loi de finances rectificative (LFR) et du Débat d’orientation budgétaire (DOB). Ce retard alimente les tensions entre les pouvoirs législatif et exécutif, chacun pointant du doigt l’autre.
La situation reste donc sous haute surveillance, avec une issue encore incertaine à ce stade.
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