11 septembre 2026

Voix Panafricaine

La tribune francophone des peuples africains : actualités, analyses et débats pour une Afrique souveraine.

Statut des enseignants AME au Bénin : Anselme Amoussou salue des avancées historiques après les arbitrages de la Marina

Anselme Amoussou, secrétaire général de la CSA Bénin

Une concertation décisive s’est tenue au Palais de la Marina sous la direction de Romuald Wadagni, réunissant les organisations syndicales et les représentants des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME). Cette séance de travail a permis d’acter des réformes majeures et d’apporter des réponses concrètes aux revendications de cette corporation, marquant un tournant dans l’actualité Afrique francophone.

À l’issue des échanges, le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin), Anselme Amoussou, a exprimé une grande satisfaction. Selon lui, les engagements pris par les autorités traduisent une réelle volonté politique de stabiliser le secteur éducatif à l’approche de la rentrée scolaire.

« L’atmosphère constructive de nos discussions et la posture adoptée par le chef de l’État nous confortent dans l’idée qu’il existe une véritable volonté politique de clore définitivement ce dossier et d’offrir des perspectives stables aux enseignants », a déclaré le leader syndical.

Les nouvelles mesures phares pour les enseignants

Les négociations ont débouché sur des avancées sociales et administratives de premier plan pour les AME. Le changement le plus significatif concerne le mode de recrutement : l’obligation de se soumettre à un nouvel examen d’évaluation est officiellement supprimée. Désormais, une intégration directe sur titre sera appliquée pour tous les enseignants ayant accumulé trois contrats successifs, valorisant ainsi leur expérience acquise sur le terrain.

Sur le plan statutaire, ces professionnels de l’éducation intégreront la fonction publique territoriale en tant qu’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales décentralisées (ACDPCTD). Ce cadre juridique innovant garantit une gestion partagée entre les communes et les ministères de tutelle, tout en facilitant grandement l’accès des agents aux financements et aux crédits bancaires.

Par ailleurs, les volets sociaux ont fait l’objet d’une attention particulière. L’affiliation des enseignants à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est maintenue sans interruption afin de préserver leurs droits. De plus, les limites d’âge pour postuler ont été harmonisées avec les règles de la fonction publique, à savoir 35 ans pour les catégories C et D, et 40 ans pour les catégories A et B. Cette mesure assure aux bénéficiaires la possibilité de cotiser durant les 15 années requises pour prétendre à une pension de retraite complète.

Enfin, la mise en œuvre de ce processus se fera de manière progressive. La priorité absolue sera accordée à la promotion de 2019, qui représente à elle seule plus de la moitié des effectifs concernés, avant de s’étendre de façon méthodique aux vagues suivantes.

Ce compromis historique pose les jalons d’une réduction durable de la précarité pour des milliers d’enseignants au Bénin, tout en garantissant un climat serein et propice à l’apprentissage dans les écoles du pays.