23 juin 2026

Voix Panafricaine

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Soutien présidentiel aux courses hippiques : le Maréchal Deby renforce la filière équine au Tchad

Un engagement présidentiel historique pour la course des chevaux au Tchad

Le président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a marqué les esprits ce dimanche en réaffirmant avec force son soutien à la filière hippique nationale, lors de l’édition 2026 du Grand Prix de la République. L’événement s’est tenu sur l’hippodrome d’Afrouk, en périphérie de N’Djamena, réunissant des milliers de passionnés, d’éleveurs et de cavaliers autour d’une discipline emblématique du pays.

Un financement exceptionnel pour dynamiser le secteur

Sur place, le chef de l’État a assisté aux différentes épreuves avant d’annoncer une enveloppe financière inédite. Au nom de la Présidence, le ministre d’État directeur de cabinet, Aziz Mahamat Saleh, a détaillé les mesures : un appui de 50 millions de francs CFA sera alloué pour soutenir les courses hippiques et améliorer la race équine tchadienne. « Le Président de la République s’engage à accompagner la course des chevaux au Tchad et l’amélioration de la race », a-t-il souligné sous les ovations de l’assistance.

L’annonce a été saluée par l’Association des éleveurs et acteurs des courses hippiques du Tchad (AEARCT), une structure créée en 1963 à Fort-Lamy, aujourd’hui N’Djamena, et reconnue comme la première association d’utilité publique du pays.

L’hippisme, un pilier culturel et social

Idriss Ahmed Idriss, président de l’AEARCT, a rappelé l’importance historique de cette discipline dans le paysage tchadien. « Notre association incarne depuis plus de soixante ans un véritable creuset du vivre-ensemble tchadien », a-t-il déclaré, évoquant la diversité des profils qui la composent. Il a également mis en lumière les liens entre les autorités et le monde hippique, rappelant que des présidents comme Ngarta Tombalbaye organisaient autrefois des courses lors de visites officielles.

Un nouvel hippodrome pour une filière en plein essor

Parmi les avancées majeures saluées par les acteurs du secteur, la construction du nouvel hippodrome d’Afrouk, baptisé « Hippodrome Hassan Guihini Khamis », se distingue comme une véritable révolution. Pour la première fois, un chef d’État lance une infrastructure dédiée aux sports équestres, aux courses, à l’administration de l’AEARCT et même à un village hippique. « Vous êtes le premier Chef d’État à lancer une telle infrastructure », a-t-il lancé au président, déclenchant une standing ovation.

Jusqu’alors, les compétitions se déroulaient sur l’ancien hippodrome de N’Djamena ou sur des sites provisoires, limitant les ambitions du secteur. Ce projet symbolise une volonté claire de modernisation et de professionnalisation, bien au-delà du cadre sportif.

Vers une pérennisation du financement ?

Le président de l’AEARCT n’a pas manqué de formuler des attentes concrètes pour l’avenir. Il a notamment plaidé pour la mise en place de mécanismes financiers durables, inspirés des systèmes de pari mutuel observés dans d’autres pays. L’objectif ? Assurer une stabilité économique à la filière et stimuler son développement sur le long terme.

Un symbole fort pour l’élevage et les traditions tchadiennes

L’hippisme au Tchad ne se limite pas à une discipline sportive : il incarne une traditionancrée dans plusieurs régions du pays. Le cheval y occupe une place centrale, tant dans les rites que dans l’élevage ou la vie quotidienne. La présence du chef de l’État et l’annonce de ce soutien financier sont perçues comme un signal puissant en faveur de la préservation et de la valorisation de ce patrimoine.

Célébration du Grand Prix de la République 2026 à l'hippodrome d'Afrouk au Tchad, avec le Maréchal Deby et des milliers de spectateurs
Le nouvel hippodrome Hassan Guihini Khamis en construction, futur cœur des courses hippiques au Tchad