Quand le débat sur Rosenior s’invite partout
Le feuilleton Liam Rosenior a animé les discussions tout le week-end, jusqu’à s’immiscer dans les analyses télévisées. Après la cinquième journée, un journaliste est venu débattre de la fin de match tendue à Jean-Bouin, du départ de Rosenior vers Chelsea en janvier et de la réaction des supporters. La ligne directrice : saisir la colère des fans strasbourgeois sans pour autant cautionner les insultes.
Un conflit d’intérêts qui met le feu aux poudres
Pour notre intervenant, la rancœur du parcage ne découle pas du départ en soi, mais de sa destination. « Le problème, c’est qu’il part en cours de saison alors que Strasbourg va bien, que le club est encore qualifié en Conference League. C’est le même groupe, BlueCo, qui le récupère pour le placer à Chelsea. » Il ajoute le cas de Mamadou Sarr, rappelé de son prêt par Chelsea après l’arrivée de Rosenior : « Derrière, ça nous fait très mal parce qu’on n’a plus de charnière centrale type. »
Un départ vers un autre grand club aurait-il causé autant de dégâts ? « Non, ça n’aurait pas été perçu de la même manière. Les supporters strasbourgeois l’auraient compris, très clairement. Là, le souci, c’est que tu as un patron qui possède deux entreprises, et il t’en prend un pour aller dans l’autre. » Rosenior était-il presque contraint d’y aller ? « Pour moi, c’est une certitude. »
Des insultes qui dépassent les limites
Sur les insultes entendues à Jean-Bouin, le ton se veut plus nuancé. « Tout le match, il se fait insulter, et c’est d’une violence extrême. Tu peux chambrer, taquiner, mais les insultes qui touchent la famille, la maman, c’est vraiment excessif. » Et la réaction de Rosenior au coup de sifflet final ? « Il doit un peu plus se maîtriser, mais elle est humaine. Totalement humaine. » Un avis partagé par un autre intervenant, qui comprend la frustration des supporters mais pas deux heures d’insultes. D’autres ont rappelé qu’après avoir quitté le club en pleine saison, Rosenior aurait pu faire profil bas.
La conférence de presse de janvier qui passe mal
Le débat s’est ensuite porté sur la manière dont Rosenior avait annoncé son départ l’hiver dernier. L’intervenant garde en mémoire une conférence de presse improvisée : « Il arrive, s’assoit, et lance : allez-y, posez vos questions. Une conférence comme ça, elle doit être préparée, il doit avoir un discours. » Sur le fond, il retient surtout un message jugé irrespectueux pour le club : l’idée que les supporters devaient être fiers de voir leur entraîneur partir à Chelsea.
Stratégie de communication ou maladresse ? Le plateau s’est divisé. L’un y voit des mots mal choisis pour signifier que le Racing attire désormais les grands clubs, un autre une annonce préparée pour faire passer la pilule. L’intervenant a tranché : « Il y a beaucoup de maladresses, mais quand tu annonces une conférence de presse, tu ne peux pas sortir ça au bout de cinq minutes. Elle n’est pas préparée, c’est ça le problème. »
Le plateau a aussi évoqué le début de saison du Racing, huitième avec sept points avant la trêve, et la défaite au Paris FC.
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