4 juin 2026

Voix Panafricaine

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Procès martinez zogo Cameroon révélations choquantes au tribunal militaire

Un tournant judiciaire marqué par des preuves accablantes

Les audiences des 1er et 2 juin au Tribunal militaire de Yaoundé ont marqué un cap décisif dans l’enquête sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo. L’expert judiciaire en cybersécurité, le Professeur Georges Bell Bitjoka, a joué un rôle clé en tant que 32e témoin de l’accusation, révélant des éléments numériques accablants.

Son analyse méticuleuse des comptes et appareils des accusés a permis de mettre au jour des preuves irréfutables. Parmi elles, la vidéo de torture et d’exécution du journaliste, retrouvée dans le compte Google Cloud d’un des suspects. Le choc fut immédiat lors de la projection partielle de ces enregistrements le 1er juin, suspendue en raison d’une émotion intense.

Des images insoutenables révélées pour la première fois

Les vidéos et photos présentées au tribunal exposent l’horreur subie par Martinez Zogo. Ligoté, ensanglanté, avec l’oreille partiellement tranchée, il implore désespérément ses bourreaux. Ces documents, analysés par l’expert, confirment la brutalité de l’acte et l’identité des responsables.

Le Professeur Georges Bell Bitjoka a confirmé : « Ces fichiers proviennent officiellement du compte Google Cloud du maréchal des logis Godje Oumarou Vincent, agent en fuite de la DGRE. »*

L’expert a également établi des liens directs entre l’ex-directeur des opérations de la DGRE, Justin Danwe, et l’organisation de l’opération criminelle. Un circuit financier a été évoqué, incluant une somme de 35 millions de FCFA discutée lors des débats.

Des données partielles mais accablantes

Malgré la suppression de certaines conversations dans les téléphones de Léopold Maxime Eko Eko (ex-patron de la DGRE) et de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, l’analyse a révélé des échanges compromettants avec Justin Danwe. Les pourcentages d’activité numérique (30% et 18%) confirment leur implication sans laisser de place au doute.

Un procès sous haute tension et des révélations inédites

Le 2 juin, l’audience s’est poursuivie dans une atmosphère lourde, marquée par les découvertes de la veille. L’interrogatoire croisé du Professeur Georges Bell Bitjoka par le Ministère public et les avocats de la défense a révélé des tensions palpables.

Face aux contestations des avocats de la défense, l’expert a rappelé sa rigueur : « Mon travail se limite à une analyse technique des données disponibles, sans interprétation juridique ni jugement moral. »*

Les ayants droit de Martinez Zogo ont souligné des réserves méthodologiques, tout en saluant l’avancée majeure que représente ce rapport. Le Tribunal militaire a clos cette session en fin de nuit, programmant les prochaines audiences pour les 22 et 23 juin.