Après une interruption de plusieurs semaines, marquée par les célébrations du Grand Magal de Touba, le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a relancé avec détermination sa campagne de vente de cartes d’adhésion. Cette initiative retrouve ainsi le dynamisme qu’elle avait affiché dès son lancement officiel à Touba, en marge de l’événement « 48H Pastef ». Précédemment, cette tournée de mobilisation avait déjà conduit le parti dans diverses localités telles que Bargny, Sébikotane, Khombole, Bambey, puis Keur Madiabel et Mbacké. Chaque étape avait été le théâtre d’une mobilisation populaire significative, à l’image de ce déplacement mémorable du 26 juillet, qui coïncidait avec le lancement du nouveau parti présidentiel, Kiiraay.
Cette phase renouvelée de la campagne s’inscrit dans l’objectif ambitieux que s’est fixé le parti : atteindre le cap du million d’adhérents avant le mois d’octobre. Ousmane Sonko lui-même avait souligné cette ambition lors de son passage à Mbacké, où il avait spécifiquement interpellé le département en affirmant qu’il pourrait à lui seul générer un million de membres. La forte demande lors des étapes antérieures de la tournée avait souvent entraîné des ruptures de stock de cartes en quelques heures seulement, forçant les équipes du parti à organiser des réapprovisionnements express pour satisfaire l’engouement des populations.
La reprise de cette campagne se déroule dans un climat politique particulièrement tendu. Elle fait suite à la rupture désormais actée entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Parallèlement, le lancement du nouveau parti présidentiel Kiiraay a provoqué le départ de plusieurs figures importantes de Pastef au cours des dernières semaines. Face à ces défections, le président du parti avait récemment exhorté ses militants à ne plus s’attarder sur ces départs et à maintenir leur concentration sur les objectifs cruciaux de la campagne en cours, un message fort dans l’actualité Afrique francophone.
Plus d'histoires
Loi de finances 2026 au Sénégal : Ousmane Sonko peut-il réellement faire tomber le budget de Bassirou Diomaye Faye ?
Dissoudre l’Assemblée dès le 2 décembre 2026 : quel avenir pour la cohabitation au Sénégal ?
Budget rectificatif 2026 : le Sénégal peut-il absorber un déficit de 7,6 % du PIB sans fracture politique ?