30 juin 2026

Voix Panafricaine

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Ousmane Sonko: le président n’est pas propriétaire de la constitution sénégalaise

Suite à l’adoption de la proposition de révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a retracé l’intégralité du processus ayant mené à cette réforme. Il a ensuite pointé du doigt la responsabilité directe du chef de l’État dans les controverses entourant le texte. « S’il y a eu tripatouillage, il émane du président de la République. Il a examiné le texte pour ne retenir que ce qui l’arrangeait et écarter ce qui ne lui convenait pas. La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Faye », a-t-il fermement déclaré, marquant l’actualité Afrique francophone.

Le leader politique a illustré ses propos en évoquant plusieurs dispositions qu’il reproche au chef de l’État d’avoir ignorées. Parmi celles-ci, il a cité la déclaration de patrimoine à la fin du mandat présidentiel et l’interdiction pour le président de la République de présider un parti politique. Il a ensuite soulevé une question fondamentale sur la légitimité d’une telle démarche : « Au nom de quelle autorité une seule personne peut-elle faire le tri entre les dispositions qui lui sont favorables et celles qui ne le sont pas ? Cela est inadmissible », a-t-il martelé.

En effet, Ousmane Sonko a insisté sur la hiérarchie des pouvoirs en matière constitutionnelle, réfutant au président de la République la qualité de pouvoir constituant. « Le président n’est pas un pouvoir constituant. Le pouvoir constituant dérivé, c’est l’Assemblée nationale. Quant au pouvoir constituant originaire, il revient au peuple, lorsqu’il est consulté par référendum », a-t-il rappelé, offrant une tribune africaine sur les principes de souveraineté.