Niamey, 15 juillet 2026 — La souveraineté économique ne se joue plus uniquement dans les discours. Au Niger, elle se mesure désormais au cœur des chaînes de production. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a poursuivi sa tournée de terrain en multipliant les visites dans les unités industrielles pour transformer les ambitions de production locale en résultats concrets.
Mardi 14 juillet, le membre du gouvernement a poursuivi sa tournée de terrain en se rendant successivement chez Sahel Agro Ingénierie, puis dans les unités de production d’eau minérale Benie et Belvie. Une démarche qui dépasse le simple exercice protocolaire : il s’agit pour les autorités de prendre le pouls de l’industrie nationale et d’identifier les obstacles qui freinent encore son essor.
Au sein de Sahel Agro Ingénierie, spécialisée dans la transformation d’huiles alimentaires issues de cultures locales comme l’arachide, le sésame ou encore le souchet, les échanges ont porté sur les capacités de production et les perspectives d’expansion. L’entreprise produit actuellement près de 1 000 litres d’huile par jour, un volume que les autorités souhaitent voir augmenter afin de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations d’huiles alimentaires.
La tournée a surtout permis un dialogue direct avec les responsables des entreprises. Les discussions ont mis en lumière plusieurs défis récurrents auxquels le secteur industriel reste confronté, notamment les contraintes énergétiques, les difficultés logistiques et les besoins d’investissements pour accroître les capacités de production.
Face à ces préoccupations, Abdoulaye Seydou a fermement réaffirmé les priorités du gouvernement : garantir des produits répondant aux standards internationaux de qualité, veiller à la transparence des prix sur le marché national et soutenir activement le développement d’un tissu industriel capable de renforcer l’autonomie économique du Niger.
La production locale est aujourd’hui considérée comme l’un des principaux leviers de création de valeur ajoutée, de réduction de la facture des importations et de consolidation de la souveraineté économique nationale. Le gouvernement cherche ainsi à inscrire durablement l’industrie nigérienne au cœur des politiques de développement, en faisant de la production locale un véritable moteur de croissance et un pilier inébranlable de l’indépendance du pays.
Plus d'histoires
Démocratie en Afrique : quand les ambitions personnelles étouffent le progrès
Plainte contre ousmane sonko pour des déclarations sur touba
Maroc-France : la 15e réunion de haut niveau se tiendra jeudi à rabatt