La République du Tchad a annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) en invoquant un déséquilibre flagrant dans le traitement des dossiers par l’institution judiciaire internationale. Dans un communiqué rendu public en juillet 2026, les autorités de N’Djamena dénoncent une justice à deux vitesses, accusant la CPI de « privilégier certains États au détriment d’autres », notamment en ciblant majoritairement les pays africains.
Le gouvernement tchadien a officiellement notifié sa décision au Secrétariat général des Nations Unies, conformément aux dispositions du Statut de Rome, marquant ainsi une volonté de souveraineté accrue face à une institution jugée « défaillante » depuis sa création en 2002. Le ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine a souligné que cette démarche était le résultat d’un « bilan mitigé », où l’efficacité de la CPI n’a pas répondu aux attentes initiales.
des chiffres accablants selon n’djamena
Les autorités tchadiennes s’appuient sur des données actualisées pour étayer leur position. Sur les 125 États signataires du Statut de Rome, 33 sont africains, mais la Cour a ouvert 13 enquêtes depuis sa mise en place, dont une écrasante majorité concerne le continent africain. Selon les chiffres officiels, « 9 des 13 enquêtes portent sur des situations africaines, contre seulement 4 ailleurs, sans résultats tangibles ». Parmi les sept personnes détenues par la CPI, six le sont dans le cadre d’affaires africaines, renforçant l’idée d’une « justice sélective ».
Le communiqué précise que cette concentration des activités judiciaires sur l’Afrique « alimente une perception de partialité et d’instrumentalisation politique », un constat partagé par de nombreux observateurs et gouvernements du continent. Face à cette situation, le Tchad appelle à une « refonte des mécanismes judiciaires africains », capables de garantir une justice plus équitable et souveraine.
vers une justice africaine renforcée
Malgré ce retrait, les autorités tchadiennes réaffirment leur engagement dans la lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves. Elles estiment que les juridictions nationales et les structures judiciaires africaines, désormais mieux outillées, sont en mesure d’assurer une justice plus crédible et respectueuse de la souveraineté des États. Cette décision s’inscrit dans une démarche plus large visant à promouvoir une « autonomie juridique africaine », libérée des biais perçus au sein des institutions internationales.
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