In eastern DR Congo's Uvira, war scars linger as calm cautiously returns. Members of the March 23 Movement (M23) stand guard in Uvira city, eastern Democratic Republic of the Congo (DRC), on December 12, 2025. Photo by Str /Xinhua/ABC/Andia.fr
L’accord de Washington échoue à apaiser les tensions dans l’est de la RDC
L’application de l’accord historique entre la RDC et le Rwanda, signé sous l’égide des États-Unis, reste bloquée. Dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, les combats persistent malgré les sanctions et les pressions diplomatiques.
Le 27 juin 2025, un traité de paix avait été conclu à Washington pour mettre fin aux hostilités entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Cet accord prévoyait notamment le retrait des forces rwandaises engagées auprès du groupe armé congolais Alliance du fleuve Congo/M23 (AFC/M23), qui contrôle une grande partie des territoires du Kivu. Pourtant, malgré les déclarations optimistes des responsables américains, aucune avancée concrète n’a été enregistrée.
La date limite du 15 juillet 2025, fixée pour le début de la mise en œuvre de l’accord, est passée sans que les combats ne cessent. Pire, les affrontements se sont intensifiés dans tout l’est de la RDC, malgré les sanctions internationales et les tentatives de médiation.

Un accord de paix sous haute tension
Signé sous l’égide des États-Unis, l’accord de Washington du 27 juin 2025 avait pour objectif principal d’assurer le retrait des troupes rwandaises présentes dans l’est de la RDC. Ces forces soutiennent le groupe armé congolais Alliance du fleuve Congo/M23 (AFC/M23), qui occupe toujours une grande partie des provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Parmi les autres mesures prévues dans ce traité figuraient la fin des hostilités, le désarmement des groupes armés et la reprise du dialogue politique. Cependant, malgré les déclarations du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, qui espérait une mise en œuvre rapide de l’accord dès la mi-juillet, la situation sur le terrain reste inchangée.
Des combats qui persistent malgré les sanctions
La date butoir du 15 juillet 2025, fixée pour le début des opérations de retrait et de désescalade, est passée sans que les combats ne s’apaisent. Au contraire, les affrontements se sont intensifiés dans tout l’est de la RDC, rendant toute avancée diplomatique impossible.
Les sanctions internationales, pourtant censées contraindre les parties à respecter leurs engagements, n’ont eu aucun effet visible sur le terrain. Les populations locales continuent de subir les conséquences de cette instabilité persistante, tandis que les tentatives de médiation semblent impuissantes face à la complexité du conflit.
Une diplomatie américaine à bout de souffle
Les États-Unis, qui avaient joué un rôle central dans la négociation de cet accord, voient leur crédibilité s’effriter. Leur incapacité à faire respecter les termes du traité, malgré les pressions exercées, soulève des questions sur l’efficacité de leur diplomatie dans la région.
Les observateurs s’interrogent désormais sur l’avenir de l’accord de Washington et sur les solutions envisageables pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis des années. La situation dans l’est de la RDC reste plus que jamais préoccupante, avec des conséquences humanitaires dramatiques pour les populations civiles.
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