Le président gabonais a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à résoudre les problèmes récurrents d’accès à l’eau et à l’électricité, deux ressources essentielles pour les ménages. Cependant, il a clairement indiqué que ces solutions ne verraient pas le jour instantanément, exigeant de la population une patience nécessaire dans cette période transitoire.
des services publics encore défaillants
Dans les foyers du Grand Libreville comme dans les zones rurales, l’accès régulier à ces services publics reste un défi quotidien. Malgré les investissements massifs engagés par l’État depuis le début de la Transition, les résultats tardent à se concrétiser. Le chef de l’État a reconnu les lacunes accumulées au fil des quatorze dernières années, promettant ainsi une refonte complète du système.
la seeg pointée du doigt et promise à une restructuration
Conscient des dysfonctionnements persistants au sein de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le président a annoncé une scission radicale de cette entreprise publique. Une décision motivée par l’incapacité actuelle de la SEEG à investir efficacement dans l’amélioration de ses infrastructures. « La SEEG, en l’état, ne peut pas investir. C’est pourquoi elle doit être réformée », a-t-il souligné.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 2 300 employés que compte l’entreprise, seulement 300 sont des ingénieurs, et environ 500 agents sont en contact direct avec le terrain. Cette surcharge administrative et cette répartition déséquilibrée des compétences ont conduit à une gestion inefficace. La réforme proposée vise donc à séparer les activités de la SEEG en deux entités distinctes : l’une dédiée exclusivement à l’eau, l’autre à l’électricité. Cette scission devrait permettre une meilleure organisation, une gestion optimisée et une plus grande transparence dans la production, la distribution et la commercialisation de ces ressources vitales.
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