La capitale malienne, Bamako, traverse une période critique depuis le jeudi 30 avril. Un blocus rigoureux, imposé par les insurgés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), paralyse les accès à la ville. Cette situation suscite une vive inquiétude quant à la sécurité et à la liberté de mouvement des populations civiles.
Des risques humanitaires alarmants pour la population
Cette mesure d’isolement fait suite à une série d’offensives coordonnées survenues les 25 et 26 avril. Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, s’est allié au Front de libération de l’Azawad (FLA) pour frapper plusieurs positions stratégiques de l’administration militaire malienne. Aujourd’hui, les répercussions sur le quotidien des habitants sont jugées préoccupantes.
Amnesty International a fermement interpellé les auteurs de ce siège, exigeant le respect du droit international. Marceau Sivieude, responsable régional de l’organisation, souligne que ce blocus entrave l’accès aux soins, à la nourriture et met en péril la vie de milliers de personnes. Il rappelle qu’une distinction stricte doit être opérée entre les cibles militaires et les non-combattants.
La tension est montée d’un cran le mercredi 6 mai, lorsqu’un convoi de marchandises circulant entre Bamako et Bougouni a été attaqué. Ces camions, qui transportaient essentiellement des produits alimentaires pour des entreprises privées, ne bénéficiaient d’aucune protection militaire. Face à cette insécurité grandissante, de nombreux transporteurs ont pris la décision radicale d’interrompre leurs services, isolant davantage la métropole.
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