1 juin 2026

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Crise juridique pour la journaliste Aïssatou diop fall après ses propos sur ousmane sonko

Crise juridique pour la journaliste Aïssatou Diop Fall après ses propos sur Ousmane Sonko

La journaliste Aïssatou Diop Fall lors de son audition devant la DSC

La journaliste et directrice de chaîne Aïssatou Diop Fall se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête judiciaire. Convoquée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), elle doit répondre de déclarations controversées envers Ousmane Sonko, malgré ses excuses publiques. La situation pourrait lui valoir de lourdes conséquences légales.

Une convocation sous haute tension

Aïssatou Diop Fall, figure médiatique reconnue au Sénégal, a été officiellement invitée à se présenter ce jour devant les enquêteurs de la DSC. Cette audition fait suite à une saisine directe du procureur de la République, près le tribunal hors classe de Dakar. Le motif ? Des propos tenus dans une vidéo, où elle aurait exprimé le souhait que le leader de Pastef, Ousmane Sonko, soit enlevé par des groupes terroristes.

Un tollé immédiat sur les réseaux sociaux

Ces déclarations, diffusées sur les plateformes numériques, ont provoqué un emballement immédiat. Les réactions se sont multipliées sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique, poussant la journaliste à réagir rapidement. Dans une vidéo de clarification, elle a présenté ses excuses, reconnaissant la gravité de ses propos. Pourtant, le procureur Ibrahima Ndoye a maintenu sa décision : une convocation formelle est inévitable.

Les risques juridiques encourus par la journaliste

Au Sénégal, les propos tenus publiquement via internet ou les réseaux sociaux peuvent tomber sous le coup de plusieurs infractions prévues par le Code pénal et la loi sur la cybercriminalité. Les chefs d’accusation possibles incluent :

  • L’incitation à la violence ou à des actes criminels
  • La diffusion de propos troublant l’ordre public
  • Des menaces ou appels indirects à porter atteinte à l’intégrité d’une personne
  • La diffusion de contenus jugés dangereux ou incitatifs sur des plateformes numériques

Même en l’absence de passage à l’acte, ces infractions peuvent entraîner des poursuites judiciaires. Les sanctions varient selon la qualification retenue par le parquet, allant de simples amendes à des peines de prison pouvant atteindre plusieurs années en cas d’incitation à la violence ou de menace publique.

Une issue incertaine

L’issue de cette affaire dépendra de l’analyse des enquêteurs de la DSC et du parquet. Après audition de la journaliste et examen du contenu incriminé, une décision sera prise. Les observateurs s’interrogent : ses excuses suffiront-elles à atténuer la portée de ses déclarations, ou la justice sénégalaise optera-t-elle pour une réponse ferme face à ces propos ?