Coupe du monde : l’Argentine élimine l’Angleterre en demi-finale et affronte l’Espagne en finale

Dans un match palpitant sous les projecteurs du Stade d’Atlanta, l’Argentine a décroché sa place en finale de la Coupe du monde masculine en battant l’Angleterre 2-1, mercredi soir. Une performance marquée par deux buts décisifs dans les ultimes minutes, scellant une victoire historique pour l’Albiceleste.
Les champions en titre, souvent critiqués pour leur manque de maîtrise en première période, ont su réagir avec brio. Après avoir été menés 1-0 à la 55e minute par un but d’Anthony Gordon, les Argentins ont égalisé à la 85e minute grâce à une frappe puissante d’Enzo Fernández depuis l’extérieur de la surface. Puis, dans les arrêts de jeu, Lautaro Martínez a inscrit le but de la victoire d’une tête puissante, plongeant le stade dans l’euphorie.
Une victoire qui dépasse le sport
Lionel Messi, capitaine emblématique, a partagé son émotion après le match : « Nous avons vécu des sensations uniques. Ce n’était pas une victoire de plus, mais une victoire que le peuple argentin attendait, et que nous méritions. »
Le sélectionneur argentin, Lionel Scaloni, a salué l’état d’esprit exceptionnel de son équipe : « Ce groupe ne cesse de me surprendre. Les joueurs ont tout donné, et le public nous a portés vers cette victoire. Nous sommes vraiment uniques. »
Des Three Lions déçus
Côté anglais, la déception était palpable. Harry Kane, capitaine des Three Lions, a avoué son amertume : « Je suis déçu pour les joueurs, pour l’équipe, pour les supporters. Nous avons bien joué une grande partie du match, mais à ce niveau, mener 1-0 et ne pas tenir le résultat n’est pas suffisant. »
L’Angleterre, qui échoue une fois de plus à atteindre la finale d’un Mondial (comme en 2018), voit s’éloigner son rêve de remporter le trophée pour la première fois depuis 1966.
Un geste politique controversé
Après le coup de sifflet final, plusieurs joueurs argentins ont déployé une banderole proclamant « Les Malouines sont argentines », en référence au litige territorial opposant les deux pays depuis des décennies. Ce geste, bien que symbolique pour une partie des supporters, pourrait enfreindre les règles de la FIFA interdisant toute manifestation politique lors des compétitions officielles.
Le président argentin Javier Milei a rapidement réagi pour dissocier le sport de la politique : « Ne mélangeons pas les choses. Les Malouines se récupèrent par la diplomatie, pas par des gestes de patriotisme bon marché. Ce n’était qu’un match de football. »
Un rappel nécessaire alors que l’Argentine se prépare pour sa prochaine bataille : une finale face à l’Espagne, qui a elle aussi triomphé 2-0 contre la France mardi soir.
Les Malouines, au cœur de l’histoire
L’archipel des Malouines, situé dans l’Atlantique Sud, est revendiqué par l’Argentine depuis 1833. Ce conflit a dégénéré en guerre en 1982, après l’invasion des îles par la junte militaire argentine, entraînant la mort de 649 soldats argentins et 258 Britanniques. Quatre ans plus tard, lors du Mondial 1986, Maradona avait marqué l’histoire en inscrivant un doublé contre l’Angleterre, dont le célèbre but de la « main de Dieu », qu’il avait qualifié de « revanche symbolique ».
Aujourd’hui, l’hymne officieux des supporters argentins, « La Cuarta Estrella », fait encore référence à cet archipel : « Pour les Malouines, pour Diego, pour la dernière de Leo [Messi], Argentine, je veux te voir championne du monde… »
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