7 juillet 2026

Voix Panafricaine

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Consultations politiques à bujumbura : l’opposition congolaise et les leaders religieux unis pour la stabilité

À l’approche de la manifestation initialement prévue par la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), plusieurs figures d’opposition de la République démocratique du Congo et des représentants des principales confessions religieuses se sont rendues à Bujumbura. Leur objectif ? Répondre à l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, pour des consultations politiques centrées sur la crise multidimensionnelle qui secoue la RDC.

Une rencontre diplomatique sous haute tension

Ces échanges interviennent dans un climat politique particulièrement tendu en RDC, poussant la C64 à reporter sa marche prévue initialement le 8 juillet. Une nouvelle date a été fixée au 22 juillet, reflétant la gravité de la situation et la nécessité d’explorer des solutions pacifiques.

La C64, la CENCO et l’ECC main dans la main à Bujumbura

Les discussions à Bujumbura rassemblent les principaux acteurs de la coalition C64, mais aussi des délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que de la Plateforme des confessions religieuses, incluant les Églises de Réveil. « Nous avons ici des prêtres, des pasteurs, dont Ejiba Yamampia représentant les Églises de Réveil, ainsi que l’ensemble de la coalition C64 », a-t-on pu constater sur place.

Un format de discussion structuré

Le programme prévoit d’abord des entretiens séparés avec les responsables religieux, suivis d’une audience collective avec les dirigeants de la C64. Une session élargie réunira ensuite l’ensemble des participants en présence du chef de l’État burundais.

La coalition C64 a posé une condition non négociable : être reçue en bloc. « Aucun aparté individuel n’est envisagé. Les membres de la C64 seront reçus collectivement, comme nous l’avions exigé et obtenu », a confirmé une source proche du dossier.

Report de la marche et enjeux de la médiation

Ces consultations à Bujumbura ont directement influencé la décision de la coalition d’opposition de reporter sa manifestation. Dans un communiqué signé par des personnalités comme Martin Fayulu, Moïse Katumbi ou encore Félix Tshisekedi, les leaders ont expliqué avoir accepté l’invitation « par devoir patriotique », soulignant que toute initiative favorisant la stabilité institutionnelle mérite d’être étudiée.

La C64 entend profiter de ces échanges pour présenter, avec force et clarté, les revendications du peuple congolais ainsi que les dangers pesant sur la démocratie et les institutions nationales.

L’Union africaine en première ligne pour le dialogue

Cette médiation s’inscrit dans la continuité de la visite officielle d’Évariste Ndayishimiye à Kinshasa, aux côtés du président Félix Tshisekedi. Les deux chefs d’État ont souligné l’urgence de préserver la stabilité politique et l’unité nationale, face aux défis sécuritaires persistants dans l’est de la RDC.

Le président burundais, en tant que président en exercice de l’Union africaine, a appelé l’ensemble des acteurs politiques et sociaux congolais à privilégier le dialogue plutôt que l’affrontement. Il a salué l’ouverture manifestée par les autorités congolaises, tout en insistant sur la nécessité d’un compromis consensuel.

Une fois les consultations de Bujumbura achevées, tous les regards se tourneront vers le 22 juillet. Ce jour-là, la coalition C64 compte organiser sa marche nationale, dont l’objectif reste inchangé : défendre l’ordre constitutionnel et soumettre un mémorandum détaillé au président Félix Tshisekedi.