Invité d’honneur à l’Académie du Royaume du Maroc ce 23 juin, le cardinal Pietro Parolin a souligné l’importance de lier foi et engagement civique comme fondements d’une transformation sociale durable. Lors de cette cérémonie à Rabat, il a mis en lumière l’alignement entre les valeurs portées par le Saint-Siège et les aspirations du Maroc, tout en appelant à dépasser une approche superficielle des relations humaines.
Une vision commune entre le Saint-Siège et le Maroc
Le Secrétaire d’État du Vatican a salué la pertinence des échanges entre les institutions marocaines et le Saint-Siège, soulignant que cette collaboration reflète une volonté partagée de promouvoir une société plus fraternelle. Pour lui, l’enjeu n’est pas seulement de coexister dans le respect des droits, mais d’accueillir l’autre avec authenticité, en transformant la simple tolérance en un véritable engagement envers autrui.
De la tolérance à l’accueil : un changement de paradigme
Le cardinal Parolin a critiqué une vision purement utilitariste des relations, où l’acceptation de l’autre se limite à une logique de convenance. Selon lui, cette approche réduit la fraternité à une simple transaction, alors qu’elle devrait être le socle d’une société où chacun se reconnaît dans sa dignité. Il a insisté sur le passage nécessaire d’une logique de coexistence passive à une dynamique d’inclusion active, où la conscience civique s’enracine dans les valeurs spirituelles et humaines.
Cette rencontre à Rabat a ainsi servi de tribune pour rappeler que la foi, lorsqu’elle est vécue pleinement, devient un moteur de progrès social et de cohésion. Une conviction qui dépasse les frontières religieuses et culturelles, pour s’ancrer dans une vision universelle de l’humanité.
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