Quatre mois après la finale controversée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) opposant le Sénégal au Maroc, la situation des supporters sénégalais emprisonnés à Rabat n’a pas évolué. Si trois d’entre eux ont été libérés, les autres, principaux instigateurs des incidents survenus dans l’enceinte du stade, pourraient encore rester derrière les barreaux pour plusieurs mois, voire une année complète.
Lors d’une récente intervention télévisée, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son soutien inconditionnel aux Lions de la Teranga détenus au Maroc. « Accuser nos supporters d’avoir tout fait pour eux serait une erreur. Ils bénéficient de mon entière solidarité », a-t-il déclaré, selon les comptes-rendus disponibles.
Un appel à la clémence royale
Les autorités sénégalaises ont multiplié les démarches pour obtenir la libération des supporters condamnés à des peines allant jusqu’à un an de prison. « Il est essentiel de respecter les décisions judiciaires étrangères, même si celles-ci paraissent disproportionnées. Habituellement, ces litiges se soldent par des amendes. Ici, la situation a pris une tournure bien plus grave », a souligné Bassirou Diomaye Faye.
Le gouvernement a tenté d’apaiser les tensions avec le Maroc, pays hôte de la compétition, où des scènes de violence sans précédent ont marqué cette finale. Malgré l’absence d’appel des peines prononcées par la justice marocaine, le Sénégal n’a pas baissé les bras. « J’ai sollicité personnellement Sa Majesté le roi Mohamed VI afin qu’il accorde sa clémence à nos supporters. Une médiation élargie a été engagée, incluant tous les acteurs concernés, et même une approche religieuse a été envisagée », a expliqué le chef de l’État, qui confirme avoir adressé une missive au souverain marocain. Malgré ces efforts, la situation reste au point mort.
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