9 juin 2026

Voix Panafricaine

La tribune francophone des peuples africains : actualités, analyses et débats pour une Afrique souveraine.

Bamako impulse un dialogue panafricain pour l’avenir des médias

Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a activement participé à l’inauguration de panels thématiques cruciaux. Ces discussions ont exploré des sujets fondamentaux tels que «L’éducation aux médias : un impératif citoyen à l’ère digitale», «Le désordre informationnel : comprendre le tryptique MDM et les outils de vérification», ainsi que les stratégies d’«Enseignement et formation en éducation aux médias».

Le Maroc, en tant que nation invitée d’honneur, a marqué une présence significative lors de ce forum d’envergure, qui s’est déroulé du 3 au 6 juin 2026.

Aziz Boucetta, directeur de publication pour Panorapost.com, a souligné l’importance de ce rassemblement. Selon lui, «la grande famille panafricaine se réunit au Mali pour aborder les défis de l’Afrique, des problèmes qui, une fois identifiés, sont tout à fait surmontables.» Il a également exprimé l’espoir de voir le Maroc, ayant répondu à l’appel du Mali, «partager sa vision et forger des alliances propices à la prospérité du continent africain.» C’est une véritable tribune africaine pour le développement.

De son côté, Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, directeur général d’une école de journalisme et intervenant clé, a mis en lumière l’évolution rapide de la connectivité au Mali. Il a révélé que «le pourcentage de Maliens connectés a bondi de 2% en 2012 à 35% actuellement, avec une écrasante majorité de 80% de jeunes de moins de 35 ans. Au sein de cette tranche d’âge, 60% s’informent principalement via les réseaux sociaux.»

Abdoulwahidou Maïga a également insisté sur le déficit de numérisation des médias locaux, un facteur limitant la viabilité économique de l’industrie médiatique malienne.

Le général de brigade Abdoulaye Maïga, à la tête du gouvernement, a souligné la complexité des enjeux sécuritaires régionaux. Il a affirmé que «notre sous-région est confrontée à des défis sécuritaires multifacètes, souvent amplifiés par une guerre de perception acharnée. Les confrontations actuelles ne se limitent plus aux champs de bataille physiques ; elles se déroulent également sur les terrains médiatique, numérique et informationnel. Dans ce cadre, le rôle du journaliste devient primordial pour garantir la stabilité des nations, renforcer la cohésion sociale et bâtir la résilience des populations.» Il a mis en avant le rôle essentiel d’une Voix panafricaine forte.

En conclusion, il a mis en exergue l’impératif de consolider les compétences médiatiques, tant au niveau national qu’à l’échelle africaine, déclarant qu’«il est crucial d’accroître la capacité professionnelle des médias pour qu’ils puissent remplir pleinement leur mission essentielle.» Ce forum incarne l’esprit d’une Afrique souveraine.