Le gouvernement gabonais a décidé de durcir le contrôle sur l’exécution des projets financés par la Banque africaine de développement (BAD). Cette initiative vise à garantir une réalisation plus rapide et efficace des chantiers en cours, sous la supervision directe du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Une réunion stratégique a été organisée à Libreville avec une délégation de la BAD, dirigée par son administrateur-pays, Mamour Ousmane Ba, en présence des ministres de la Planification, Louise Mvono, et de l’Agriculture, Pacôme Kossy. Cet échange s’inscrit dans la continuité des discussions tenues précédemment entre les plus hautes autorités gabonaises et la BAD, notamment lors des assemblées annuelles de l’institution.
Hermann Immongault a souligné l’importance d’un suivi rigoureux de chaque projet intégré au portefeuille de la BAD. Pour l’exécutif, chaque franc investi doit se traduire par des résultats tangibles au service des citoyens, en parfaite adéquation avec les ambitions du Plan national de croissance et de développement. Le vice-président a insisté sur trois piliers fondamentaux : la transparence des processus, la performance des réalisations et le respect strict des échéances, considérant que la responsabilité des acteurs est un levier essentiel pour optimiser l’impact des fonds publics.
Un plan d’accélération pour les projets en retard
Lors de cette rencontre, le gouvernement gabonais a finalisé un plan d’action spécifique pour relancer les chantiers confrontés à des retards significatifs. Deux réalisations phares concentrent particulièrement l’attention des autorités : le Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PIAEPAL) et la route reliant Ndendé à Doussala. Concernant cette dernière infrastructure, Hermann Immongault a relayé les inquiétudes du chef de l’État quant à la lenteur des travaux, exigeant la mise en place de mesures correctives immédiates. Par ailleurs, les autorités ont mené une analyse approfondie de leurs propres dysfonctionnements pour renforcer la coordination avec la BAD et lever les blocages administratifs.
Mamour Ousmane Ba a salué les réformes engagées par le Gabon et confirmé l’engagement indéfectible de la BAD à soutenir les priorités nationales. Il a également exposé les principes de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), conçue pour renforcer l’efficacité des investissements sur le continent. La BAD, présente au Gabon à travers un portefeuille de projets majeurs dans les domaines de l’eau, de la formation professionnelle, de l’agriculture et des infrastructures routières, réaffirme sa volonté de poursuivre son accompagnement au service du développement du pays.
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