20 juin 2026

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Attaque terroriste à Niamey : l’AES pointe l’implication de puissances étrangères

Le jeudi 18 juin 2026, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été frappé par une attaque terroriste d’une rare violence. Revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, cette opération a causé la mort de 11 soldats nigériens, deux civils et 22 assaillants, selon les chiffres officiels communiqués par les autorités.

Dans un communiqué incendiaire, la Confédération des États du Sahel (AES), qui unit le Niger, le Mali et le Burkina Faso, a dénoncé avec véhémence cet « acte lâche et déloyal » perpétré aux portes de l’aéroport de Niamey.

Une stratégie terroriste pour fragiliser les armées locales

D’après l’AES, cette attaque visait clairement à « fragiliser les capacités opérationnelles des Forces armées nigériennes » et à inverser la tendance actuelle, marquée par des défaites successives des groupes armés terroristes sur le terrain. « Cette nouvelle agression, qui a coûté la vie à des militaires et des innocents, illustre une fois de plus la violence terroriste alimentée par des appuis extérieurs », souligne le communiqué.

Des tensions diplomatiques récurrentes

Cette offensive survient quelques mois après une précédente attaque, menée en janvier 2026 contre la base aérienne 101 de Niamey, située à proximité de l’aéroport. À l’époque, le président nigérien, Abdourahamane Tiani, avait directement accusé plusieurs dirigeants étrangers de « soutenir des actions de déstabilisation » contre le Niger. Ces déclarations avaient provoqué de vives réactions sur la scène internationale, alimentant les suspicions d’ingérences étrangères.

L’AES reste unie face à la menace

Malgré ces attaques répétées, les dirigeants de l’AES ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur « stratégie sécuritaire commune ». « Ces tentatives désespérées, télécommandées depuis l’extérieur, ne feront que renforcer l’unité sacrée des peuples du Sahel », ont-ils déclaré. « Notre combat vise à préserver l’intégrité territoriale de nos États, protéger nos populations et instaurer une paix durable dans la région. »