9 juin 2026

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Affaire de vente multiple d’un terrain à N’Djamena : le prévenu comparaît

Affaire de vente multiple d’un terrain à N’Djamena : le prévenu comparaît

Un homme est jugé à N’Djamena pour avoir vendu le même terrain à plusieurs acheteurs et pour menaces de mort. Le tribunal examine des accusations d’escroquerie.

Affaire de vente multiple d’un terrain à N'Djamena : le prévenu comparaît

Lundi 8 juin 2026, le tribunal de grande instance de N’Djamena a consacré plus de quatre heures à l’audience d’une affaire de vente frauduleuse de terrain. Un homme est accusé d’avoir cédé la même parcelle à plusieurs acquéreurs pour des sommes allant jusqu’à plusieurs millions de francs CFA. Il est aussi poursuivi pour avoir proféré des menaces de mort.

Le dossier révèle que le prévenu aurait reçu des paiements de plusieurs personnes, variant de 52 millions à 99,5 millions de francs CFA.

L’audience a été marquée par des échanges vifs entre les avocats de la défense et ceux de la partie civile. Ces derniers réclament le remboursement des sommes versées par leurs clients, ainsi que des dommages et intérêts.

Les avocats de la défense ont soutenu que leur client a été détenu en garde à vue pendant plus de trois mois par les services de renseignement avant d’être présenté à la justice, une situation qu’ils estiment illégale. Ils affirment que le terrain appartient légitimement à leur client, agissant comme représentant de ses frères, et qu’il n’est pas litigieux. Selon eux, l’oncle paternel du prévenu aurait manipulé certains membres de la famille pour revendiquer le bien de son frère décédé, ce qui aurait conduit les acheteurs à réclamer leur argent.

La partie civile qualifie les actes du prévenu d’escroquerie, ce que la défense rejette en arguant qu’aucun bien n’a été remis de manière frauduleuse et que les articles 213 et 214 du code pénal tchadien ne s’appliquent pas en l’espèce. Le procureur a requis une condamnation, soulignant que le fait d’avoir perçu des sommes importantes de plusieurs personnes constitue une infraction, et a demandé une amende de 500 000 francs CFA.

Chaque camp exerce des pressions sur les juges pour obtenir gain de cause. Une audience similaire s’était tenue le 1er juin dernier pour la même affaire. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, et en attendant, le prévenu reste en détention à la maison d’arrêt de Klessoum.