Le transfert de Mohamed Salah vers Besiktas pourrait bouleverser le football turc
Le nom de Mohamed Salah s’apprête à résonner dans les travées du stade Vodafone Park. Selon les informations relayées par la presse locale, l’attaquant égyptien, libre de tout contrat, serait sur le point de parapher un contrat d’un an renouvelable avec Besiktas. Une annonce qui, si elle se concrétise, ferait date dans l’histoire du football turc.
« On attend l’annonce », confie Taha, un fervent supporter du club, assis sur les gradins du stade. Son regard se porte vers son smartphone, où s’affichent les dernières rumeurs concernant l’arrivée de l’Égyptien. Agé de 34 ans, Salah, ancien joueur de Liverpool, disposerait d’un contrat d’un an renouvelable, assorti d’un salaire de 12 millions d’euros et de bonus à la performance. Une proposition qui, d’après les observateurs, pourrait enfin redonner du souffle à un club en quête de renouveau.
Eren Tutel, journaliste spécialiste de Besiktas et chroniqueur pour le quotidien BirGün, n’hésite pas à qualifier ce transfert de « plus grand jamais réalisé par le club, voire par l’ensemble du championnat turc ». Selon lui, aucune recrue ne combine à ce jour une telle combinaison de talent sportif, de renommée internationale et de puissance médiatique. « Salah arrive avec un palmarès exceptionnel : triple champion de Premier League, vainqueur de la Ligue des champions en 2019, et surtout, il incarne l’Égypte à l’international », souligne-t-il.
Besiktas en quête de rédemption et d’attractivité
Depuis son dernier titre en 2021, Besiktas traverse une période difficile. Relégué à la quatrième place du championnat la saison dernière, le club d’Istanbul peine à rivaliser avec ses concurrents que sont Galatasaray, Fenerbahçe et Trabzonspor. Une spirale négative que les supporters espèrent briser grâce à l’arrivée d’une star de la trempe de Salah.
Sahit, un autre membre du Kop (fans de Besiktas), place la potentielle arrivée de l’international égyptien au-dessus de celle de Quaresma, légende du club entre 2015 et 2019, ou même de Victor Osimhen à Galatasaray en 2024. « Salah a un palmarès bien plus étoffé », affirme-t-il. « Et puis, il est une icône en Égypte, un véritable ambassadeur de son pays. »
Caner Isbegendiren, du journal Fanatik, tempère cependant les ardeurs. Bien que convaincu de l’impact médiatique d’un tel transfert, il rappelle que les négociations sont encore en cours. « Les discussions sont avancées, mais rien n’est signé. Besiktas mise gros sur ce coup », confie-t-il.
Un effet domino pour attirer d’autres stars
Pour inverser la tendance, Besiktas a déjà frappé fort en recrutant Leandro Trossard, en provenance d’Arsenal pour 18 millions d’euros. Présenté devant 20 000 supporters jeudi dernier, le Belge a été accueilli sous les chants de « Salah, Salah ! ». Une opération qui pourrait, selon Eren Tutel, servir de tremplin pour attirer d’autres talents de premier plan : « Besiktas doit construire une équipe compétitive autour de lui. C’est ce qui lui a manqué ces dernières années. »
Ali, 32 ans, vêtu du maillot du club, se rend à la boutique officielle sous le stade. « Je viens voir les maillots de la nouvelle saison, mais j’attendrai pour acheter celui de Salah », déclare-t-il. Si le transfert est officialisé, les boutiques comme les aéroports d’Istanbul seront prises d’assaut pour accueillir le nouvel idole.
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