8 juin 2026

Voix Panafricaine

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Succession au Cameroun : la rivalité entre Franck et Chantal Biya s’intensifie

La lutte pour la succession à la tête du Cameroun prend une tournure de plus en plus âpre entre Franck Biya, le fils du président Paul Biya, et Chantal Biya, sa première dame. Les deux figures, autrefois en retrait, multiplient désormais les manœuvres discrètes pour s’assurer le contrôle de l’avenir politique du pays.

Franck Biya, longtemps perçu comme un héritier potentiel mais discret, a récemment accru sa présence sur la scène publique. Il s’entoure de conseillers stratégiques et tisse des alliances au sein du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). De son côté, Chantal Biya, épouse du chef de l’État depuis 1994, ne cache plus ses ambitions. Elle s’appuie sur un réseau influent de proches et de hauts fonctionnaires pour consolider sa position.

Cette rivalité, longtemps souterraine, éclate au grand jour alors que Paul Biya, âgé de 93 ans, voit sa santé décliner. Les observateurs notent que les deux camps cherchent à verrouiller les soutiens clés, tant au sein de l’appareil d’État que dans les milieux d’affaires. Les nominations récentes à des postes stratégiques sont interprétées comme des coups portés par l’un ou l’autre camp.

Les enjeux sont colossaux : le Cameroun, riche en ressources pétrolières et agricoles, est un pilier de l’Afrique centrale. Une transition réussie est cruciale pour la stabilité régionale. Mais les divisions internes au RDPC et l’absence de mécanismes clairs de succession alimentent les inquiétudes.

Pour l’instant, aucun des deux prétendants n’a officiellement déclaré ses intentions. Mais les regards sont tournés vers Yaoundé, où chaque geste et chaque déclaration sont scrutés. La guerre de succession, bien que feutrée, promet d’être impitoyable.