Lors d’une allocution devant les membres de l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué les tentatives d’influences extérieures visant à modifier les législations nationales concernant les orientations sexuelles.
Une loi contestée par l’Occident, selon le gouvernement
Le chef du gouvernement a qualifié de « tyrannie » les pressions exercées par des puissances étrangères pour faire évoluer les lois sénégalaises sur l’homosexualité, adoptées récemment pour renforcer les sanctions pénales contre les relations entre personnes de même sexe. Ces mesures, selon lui, reflètent la volonté d’imposer des normes sociétales étrangères au détriment des valeurs traditionnelles du pays.
Refus catégorique d’un moratoire
Le Premier ministre a réaffirmé avec fermeté l’absence de toute intention de suspendre l’application de cette loi, malgré les appels internationaux à la modération. Dans son discours, il a souligné que le Sénégal ne céderait pas aux injonctions venues de l’extérieur, insistant sur le respect de la souveraineté nationale et des principes religieux qui structurent la société sénégalaise.
Un débat qui divise la classe politique
Cette prise de position a relancé les discussions au sein de la classe politique sénégalaise, certains élus saluant la défense des valeurs morales et religieuses, tandis que d’autres s’interrogent sur l’impact de ces lois sur l’image internationale du pays et ses relations diplomatiques.
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