10 juillet 2026

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RDC : renforcement de la collaboration judiciaire entre ngefa et mvonde pour une justice efficace

Photo d’illustration

Une rencontre cruciale s’est tenue ce mardi 7 juillet 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, entre le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, et le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu. Cette session de travail, organisée au cabinet du ministre, s’inscrit dans la continuité des efforts visant à assurer le bon fonctionnement des institutions judiciaires congolaises et à dynamiser l’actualité Afrique francophone en matière de gouvernance.

Les discussions ont principalement porté sur l’avancement des procédures judiciaires initiées suite aux directives ministérielles, ainsi que sur diverses questions touchant au corps des magistrats. À l’issue de cet échange, Firmin Mvonde Mambu a précisé que l’ordre du jour incluait les dossiers sensibles du moment et l’état des investigations en cours.

« Nous avons passé en revue les dossiers récents, notamment ceux pour lesquels des procédures judiciaires avaient été ordonnées. Il est essentiel que le ministre soit informé de la progression de nos enquêtes. Il s’agissait de faire un point complet sur toutes ces injonctions », a affirmé le procureur général après l’entretien.

Les deux hauts fonctionnaires ont également abordé les défis et préoccupations spécifiques à la magistrature. Firmin Mvonde a annoncé qu’une nouvelle réunion de concertation entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature devrait être organisée prochainement pour approfondir ces sujets.

« L’objectif était d’examiner attentivement certains problèmes propres au corps des magistrats. Je pense qu’une autre rencontre sera nécessaire dans les jours à venir, dans le cadre des échanges réguliers entre le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature », a-t-il expliqué.

Concernant l’évolution des enquêtes en cours, le procureur général a souligné l’importance du secret de l’instruction, inhérent au caractère inquisitoire de la procédure pénale. Interrogé sur l’interdiction de sortie du territoire visant l’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, Firmin Mvonde Mambu a catégoriquement réfuté toute allégation d’ingérence ministérielle dans cette affaire.

« Une injonction est donnée, et les investigations débutent. Notre système judiciaire est inquisitoire, ce qui signifie que la procédure reste confidentielle. Je suis lié par ce secret professionnel, que je ne peux révéler, même au ministre. Mon devoir est de lui rendre compte de l’avancement des démarches qu’il a initiées. Cependant, divulguer publiquement les détails de mes investigations serait trahir mon serment », a-t-il détaillé.

Firmin Mvonde a conclu en insistant sur l’alignement des vues entre le parquet et le ministère de la Justice concernant la mise en œuvre de la politique judiciaire du gouvernement.

« Nous avons trouvé un accord complet sur les actions à mener. En œuvrant de concert, nous sommes les mieux positionnés pour concrétiser la politique gouvernementale en matière de justice », a-t-il déclaré.

Cette rencontre intervient alors que la Cour de cassation a récemment émis une citation à comparaître à l’encontre de Constant Mutamba Tunungwa, ancien ministre de la Justice, et de Chançard Bolukola Osony, coordonnateur intérimaire du FRIVAO. Leur audience est prévue pour le 13 juillet 2026.

Selon le document daté du 3 juillet 2026, Constant Mutamba, actuellement hospitalisé au Centre médical Harmonie à Gombe, et Chançard Bolukola, détenu à la prison centrale de Makala, devront comparaître devant la Cour de cassation siégeant en matière répressive, en premier et dernier ressort.

Par ailleurs, le parquet près la Cour de cassation examine également les incidents et violences survenus lors de récentes manifestations de l’opposition. Plusieurs personnalités ont été entendues dans ce cadre, dont Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), auditionné concernant ses déclarations sur le bilan de ces événements.

De son côté, l’opposant Delly Sesanga a fait état d’une interdiction de quitter le territoire pour l’Europe, affirmant que la Direction générale de migration (DGM) lui avait notifié une convocation émanant du parquet près la Cour de cassation.