« Celui qui persévère obtient ce qu’il désire », dit un proverbe luba. Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, applique cette maxime à son ambition de doter la République Démocratique du Congo d’un satellite souverain, un projet qu’il n’avait pu mener à bien lors de son précédent mandat à la Recherche scientifique.
Vendredi 5 juin 2026, José Mpanda a reçu une délégation de China Unicom et Genew Technologies pour discuter de la construction de ce satellite et du déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire. Cette audience fait suite à sa mission en Chine en avril dernier, où un protocole d’accord avait été signé.
Outre les partenaires chinois, étaient présents des experts du Secrétariat général des PTNTIC, de l’ARPTC, de la SOCOF, du RENATELSAT, du CNT, ainsi que des conseillers de la Présidence et de la Primature en charge des télécommunications.
Le ministre a précisé que son déplacement en Chine avait une dimension politique, mais que les discussions techniques devaient être approfondies par des spécialistes. C’est pourquoi les responsables des deux firmes chinoises sont à Kinshasa jusqu’au 19 juin pour échanger avec les experts congolais sur le satellite souverain et la dorsale nationale de fibre optique.
Les échanges, entamés lundi 8 juin, poursuivent trois objectifs :
- Structuration technique et financière : valider l’architecture des deux projets, estimer les coûts et arrêter les modalités de financement avec les ministères du Plan et des Finances.
- Concertation et alignement institutionnel : notifier formellement les parties prenantes (RENATELSAT, SCPT, SOCOF, CNC, CNT, SG PTNTIC, ARPTC, Présidence et Primature).
- Préparation de la due diligence en Chine : définir le périmètre, le calendrier, identifier les délégués congolais et les sites à visiter.
Le ministre attend quatre résultats concrets de ces discussions :
- Les solutions techniques validées ;
- L’approche de financement arrêtée ;
- Les parties prenantes alignées ;
- La mission de due diligence planifiée.
Les institutions congolaises impliquées sont la Présidence de la République, la Primature, les ministères des Postes et Télécommunications, du Plan, des Finances, des Infrastructures, des Mines, ainsi que le Conseil national de cyberdéfense. Les entités techniques comprennent le Secrétariat général des PTNTIC, l’ARPTC, le FDSU, la SOCOF, la SCPT, le RENATELSAT et le CNT.


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