28 avril 2026

Premiers cas de choléra au Burkina Faso : tout savoir sur l’épidémie

Premiers cas de choléra au Burkina Faso : une épidémie en cours

Le Burkina Faso fait face à une épidémie de choléra, annoncée officiellement après la détection d’un premier cas confirmé dans la province de la Tapoa.

Une épidémie de choléra s’est déclarée au Burkina Faso, comme l’a confirmé un communiqué officiel du ministère de la Santé. Le premier cas a été identifié au Centre médical de Kantchari, situé dans la province de la Tapoa, région de l’Est du pays.

Un jeune homme de 25 ans, présent sur le marché de Boudiéri à Kantchari, a présenté les premiers symptômes caractéristiques : diarrhées abondantes, vomissements incoercibles et signes de déshydratation sévère. Ces manifestations ont immédiatement alerté les autorités sanitaires, qui ont confirmé la présence du Vibrio cholerae (sérogroupe O1, sérotype Ogawa) à travers des analyses en laboratoire.

Dès la confirmation du diagnostic, le patient a été pris en charge en urgence, tandis que les autorités ont lancé une enquête épidémiologique pour identifier les cas contacts. Un deuxième cas a d’ailleurs été signalé peu après, le 5 juillet, avec une évolution rapide des symptômes, selon les autorités sanitaires.

Une maladie strictement humaine et hautement contagieuse

Le choléra se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les bactéries. Les symptômes apparaissent généralement dans les 24 à 48 heures après l’exposition et se manifestent par des diarrhées profuses et des vomissements, pouvant entraîner une déshydratation sévère en quelques heures seulement.

Cette maladie, strictement humaine, a déjà causé de nombreuses victimes au Burkina Faso par le passé. Parmi les épidémies les plus marquantes :

  • 501 décès en 1971
  • 241 décès en 1973
  • 66 décès en 1974
  • Plusieurs vagues épidémiques entre 1991 et 2005

Le ministère de la Santé rappelle que le Burkina Faso est régulièrement touché par des cas de choléra, mais que des protocoles stricts sont mis en place pour limiter la propagation : prise en charge médicale rapide, surveillance accrue, désinfection des zones à risque et campagnes de sensibilisation.

À retenir : Le choléra reste une menace sanitaire majeure en Afrique de l’Ouest. Une hygiène rigoureuse (lavage des mains, consommation d’eau potable, cuisson des aliments) est essentielle pour prévenir la transmission.