13 mai 2026

Pacte de digitalisation des corridors pour booster le commerce en Afrique centrale

Le Tchad, le Cameroun et la République centrafricaine unissent leurs forces pour une logistique 4.0

Un pacte historique a été scellé entre le Bureau national de fret terrestre du Tchad (BNFT), l’autorité camerounaise des transports terrestres et l’organisme centrafricain en charge du fret routier. L’ambition ? Transformer radicalement les corridors logistiques d’Afrique centrale d’ici 2030 grâce à une digitalisation complète des procédures de transit.

Une révolution logistique pour dynamiser le commerce régional

Ce partenariat tripartite vise à moderniser en profondeur les échanges commerciaux en Afrique centrale. En automatisant les démarches administratives et en sécurisant les flux de marchandises, les trois pays ambitionnent de créer un écosystème logistique plus rapide, transparent et efficace. L’objectif ultime : renforcer l’intégration économique de la sous-région et stimuler la compétitivité des entreprises locales.

Selon les experts du secteur, cette initiative pourrait réduire de 40 % les délais de transit tout en limitant les risques de fraude et de pertes financières. Une avancée majeure dans un contexte où les coûts logistiques pèsent encore lourdement sur les prix des produits transfrontaliers.

Des déclarations unanimes sur l’urgence d’agir

Saleh Youssouf Erda, directeur général du BNFT, a salué cette initiative comme une réponse concrète aux défis posés par la mondialisation des échanges. « Nous entrons dans une ère où la fluidité des données prime sur les lourdeurs bureaucratiques. Ce pacte nous permet de rattraper notre retard et de positionner l’Afrique centrale comme un acteur clé du commerce continental », a-t-il expliqué lors de la cérémonie de signature.

Son homologue centrafricain a, quant à lui, mis l’accent sur les bénéfices concrets pour les opérateurs économiques. « La digitalisation des corridors va non seulement accélérer les transactions, mais aussi renforcer la traçabilité des marchandises, un atout majeur pour les investisseurs étrangers », a-t-il souligné.

Vers une Afrique centrale plus connectée et compétitive

Ce projet s’inscrit dans une stratégie régionale ambitieuse, alignée sur les objectifs de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). En harmonisant les normes et en mutualisant les ressources technologiques, les trois pays entendent créer un modèle reproductible pour l’ensemble du continent.

Les premières étapes incluront le déploiement de plateformes numériques unifiées et la formation des acteurs locaux aux nouvelles technologies. Une feuille de route qui, si elle est respectée, pourrait faire de l’Afrique centrale un hub logistique incontournable d’ici la fin de la décennie.