Depuis la ville sainte de Touba, le dimanche 12 juillet 2026, Ousmane Sonko, figure majeure et président de l’Assemblée nationale, a publiquement lancé une sérieuse mise en garde à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette intervention, effectuée lors de l’inauguration du nouveau siège de son parti, a été marquée par une dénonciation ferme de la gestion étatique, qualifiée de « fébrile ». Il a non seulement critiqué l’approche du chef de l’État, mais a également brandi la menace de soumettre systématiquement toutes les futures propositions de loi au Conseil constitutionnel, signalant une intention claire de bloquer l’agenda législatif présidentiel.
Devant une assemblée de ses fidèles, et s’appuyant sur les principes de probité chers au mouridisme, Ousmane Sonko a brossé un portrait inquiétant de l’administration actuelle. L’ancien Premier ministre a ainsi donné du crédit aux spéculations sur des dissensions internes qui circulent depuis plusieurs mois. Il a vivement critiqué un président qu’il perçoit comme isolé et vulnérable aux influences extérieures. Sans ambages, il a affirmé que le chef de l’État serait sous l’emprise de certains groupes, y compris au sein de l’opposition, qui le poussent à s’éloigner de son mentor politique.
Plus d'histoires
Le Gabon renforce son partenariat stratégique avec l’Inde
Tunisie et Sénégal désignés pour la fenetre 4 de la coupe du monde fiba 2027
Un pas vers la normalisation : Alger et Bamako rétablissent leurs liens diplomatiques