Renforcement des échanges sous-régionaux : le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine unissent leurs efforts
Les représentants des secteurs du transport et de la logistique des pays voisins se sont retrouvés à N’Djamena pour lancer officiellement la cinquième édition du Forum tripartite dédié au transit des marchandises via les ports camerounais. L’événement, qui s’étale sur deux jours, vise à lever les obstacles persistants qui entravent la fluidité des corridors commerciaux entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où les deux États enclavés, le Tchad et la République centrafricaine, dépendent à plus de 80 % des infrastructures portuaires de Douala et de Kribi pour leurs échanges commerciaux internationaux. « L’objectif principal reste la réduction des coûts logistiques et l’accélération des délais de transit », a précisé un haut responsable camerounais présent lors des débats.
Un cadre de discussion axé sur des solutions concrètes
Les discussions, animées par des figures clés telles que Fatima Goukouni Weddeye, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè ainsi que le représentant du ministre centrafricain des Transports, se concentrent sur plusieurs axes prioritaires. Parmi eux, la sécurisation des axes routiers, la suppression des tracasseries administratives et douanières, ainsi que l’harmonisation des réglementations entre les trois nations.
Les participants ont également souligné l’importance de renforcer la coordination entre les administrations portuaires et les services de contrôle pour garantir un passage fluide et sécurisé des marchandises. L’enjeu est double : stimuler le commerce régional et attirer davantage d’investisseurs étrangers dans une zone où la compétitivité logistique reste un défi majeur.
Le Cameroun mise sur ses ports pour dynamiser l’économie sous-régionale
Pour le Cameroun, l’organisation de ce forum représente une opportunité stratégique de consolider son rôle de hub logistique en Afrique centrale. Les autorités camerounaises misent sur l’amélioration de leurs infrastructures portuaires pour renforcer leur attractivité et devenir la porte d’entrée privilégiée du commerce sous-régional.
Les résultats escomptés incluent une baisse significative des coûts de transport, une réduction des délais de transit et une meilleure intégration des économies locales. Les trois pays espèrent ainsi créer un écosystème commercial plus dynamique, capable de rivaliser avec d’autres zones économiques du continent.
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