21 juillet 2026

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Mobilité urbaine au Maroc : les trottinettes électriques enfin réglementées

Le Conseil de gouvernement marocain a acté, lors de sa séance hebdomadaire à Rabat, deux avancées majeures : un nouveau passeport biométrique et un encadrement strict des trottinettes électriques. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté d’adapter les infrastructures juridiques aux évolutions technologiques et aux enjeux sécuritaires du Royaume.

Un passeport biométrique plus sécurisé

Le texte adopté modifie le décret de 2008 relatif au passeport biométrique marocain. Présenté par le ministre de l’Intérieur, Monsieur Abdelouafi Laftit, ce projet introduit une nouvelle génération de documents dotés de dispositifs anti-fraude renforcés. L’objectif ? Renforcer la protection contre les falsifications tout en valorisant les symboles identitaires marocains.

Un arrêté interministériel, co-signé par les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, précisera prochainement les modalités de délivrance. Les passeports en circulation conserveront leur validité jusqu’à leur renouvellement progressif.

Règles strictes pour les trottinettes électriques

Le gouvernement a également intégré les engins de déplacement personnel motorisés dans le Code de la route. Désormais, leur vitesse est limitée à 25 km/h, tandis que le port d’un casque homologué devient obligatoire. L’utilisation d’écouteurs ou de casques audio pendant la conduite est désormais interdite pour préserver la vigilance des usagers.

Les enfants de moins de huit ans sont exclus de l’utilisation de ces engins sur la voie publique. Le texte prévoit par ailleurs des équipements dédiés au transport des jeunes enfants, garantissant ainsi leur sécurité.

Vers une mobilité urbaine plus sûre et innovante

Cette réforme répond à l’augmentation exponentielle des trottinettes électriques dans les villes marocaines. En instaurant un cadre légal clair, les autorités ambitionnent de concilier progrès technologique, sécurité des citoyens et partage équilibré de l’espace public. Les nouvelles dispositions devraient limiter les risques d’accidents tout en encourageant les alternatives de transport durables.